Contribution. Rififi dans les œuvres sociales de l’université de Béjaïa

“A3tilou alfa dinarine” aurait dit Haroune Al Rachid à son vizir. Lequel vizir se serait exécuté avec mille et une courbettes. Nous ne sommes plus à la cour abbasside et Grenade est tombée en 1492 dans un flot de larmes féminines célèbres de Boabdil qui n’a pas su la défendre comme un homme.

Nous sommes à l’université de Béjaïa et les œuvres sociales servent de quasi caisse noire pour le recteur, lui l’ordonnateur en chef du budget de l’institution. Sur la photo vous voyez 2 personnes jouant un simulacre de présentation de bilans moral et financier de la commission des œuvres sociales devant l’assemblée générale.

Contribution. Rififi dans les œuvres sociales de l’université de Béjaïa

Contribution. Rififi dans les œuvres sociales de l’université de Béjaïa

Tout d’abord, la commission des œuvres sociales est composée de neuf (9) membres. 6 des 9 refusent catégoriquement le bilan que la présidente a concocté pour le présenter devant l’AG à cause de diverses imperfections dont des dépenses injustifiées et des inadéquations par rapport au programme élaboré par ladite AG il y’ a de cela plus d’une année.

Malgré plusieurs demandes d’éclaircissement à ce sujet, la présidente s’est murée dans une attitude autistique qui relève plus de la fuite en avant que d’une démarche cohérente d’une personne sure de son sujet. Bien au contraire, elle a essayé de faire pression sur les 6 membres réfractaires à son bilan fallacieux en ayant recours à l’autorité du recteur et de ses lieutenants. Ne les a-t-il pas convoqués et menacés devant leurs supérieurs hiérarchiques, qui ne furent là bas que dans cet unique but ?

Donc la présidente de la COSUB n’arrive pas à convaincre 6 des 9 membres qui y siègent du bien fondé de son bilan et a le culot de le ramener devant l’assemblée générale. Autre chose pour enfoncer le clou. Lorsque nous parlons d’assemblée générale des œuvres sociales de l’université; qui est membre et qui ne l’est pas ? Lorsque nous comparons avec le fonctionnement des associations, est membre électeur et éligible tout adhérent qui est à jour dans ses cotisations. Dans notre cas, il n’ y a pas de cotisation, ce qui induit automatiquement que tout salarié de l’université est membre de ladite AG. Nous sommes autour de 3000 salariés à l’université.

Et si nous parlons de quorum, il faudrait 900 pour qu’il soit atteint. Ils étaient une poignée. Ils étaient au plus une centaine lorsque je suis entré à l’auditorium Saâdi Djaâfri, lieu de la mascarade. On a fait signer les gens dehors, sur la petite esplanade de l’entrée au milieu de l’escalier. On les a obligés à signer après leur avoir ordonner de quitter leur poste de travail dans l’administration.

C’était une AG sans enseignants; parce qu’il est plus difficile de faire du chantage à un enseignant qu’à un humble agent de sécurité. Puis pourquoi parler de quorum des membres de l’AG alors que 7 sur 9 des membres de la COSUB étaient absents dont 6 ont justement refusé de cautionner la mascarade. Et ça, c’est une invention de l’université de Béjaïa: on devrait demander un brevet es gabegie à qui de non-droit.

Je m’exprime en qualité d’enseignant à l’université de Béjaïa et de coordonnateur de la section CNES locale, syndicat grâce auquel la section des œuvres universitaires a été légalement réactivée il y a quelques années. Les lois de mon pays me permettent d’avoir un droit de regard sur la gestion de la commission des œuvres universitaires et ce droit je l’exerce en toute transparence avec l’approbation de la majorité des membres de la section. Je dis tout simplement halte à la dilapidation des deniers publics. Et que la louche remonte à la surface ce qu’il y a au fond de la marmite.

Par le CNES de Béjaïa 


Source : Algerie-part

Algerie-part