Développer l’agriculture saharienne

Le ministre a précisé qu’elle connaîtra dans les années à venir “un saut qualitatif au regard des efforts consentis”.

Mettant en exergue la décentralisation et la déconcentration devant toucher l’ensemble du territoire national, il a, entre autres, loué la démarche participative et le dialogue dans l’élaboration des programmes de développement. Le ministre est revenu, également, sur le programme d’appui tracé par le président de la République en faveur du développement des régions du Sud, dont Ghardaïa, qui a bénéficié d’une enveloppe financière de dix milliards de dinars dans le cadre du programme du développement agricole, dont 400 milliards pour la réalisation d’infrastructures d’irrigation, l’électrification et les pistes. Quoique les quantités sont encore faibles, la production de certains produits rares dans les régions sahariennes “nous permet aujourd’hui plus que jamais de dire que tout est cultivable dans le Sud, pour peu qu’on ait de la bonne volonté. Ghardaïa donne ainsi l’exemple en mettant sur le marché des produits qui n’existaient auparavent qu’au Nord’’, dit-il. M. Bouazgui a précisé que l’agriculture saharienne connaîtra dans les années à venir “un saut qualitatif au regard des efforts consentis”. Il a affirmé qu’avec la mobilisation de tous les efforts, il faut atteindre le maximum d’hectares de terres agricoles récupérées à l’horizon des cinq années à venir. Il a également insisté sur la formation des agriculteurs, notamment les jeunes. “Nous allons soutenir les jeunes agriculteurs dans les campagnes pour qu’ils soient la locomotive du secteur aux côtés des universitaires’’, insiste-t-il. En dépit des contraintes comme la détérioration des routes et le manque de forages, quelques fellahs ont tout de même réussi. Du côté des agriculteurs, “il suffit que l’État mette du sien et poursuive sa contribution en matière de moyens adéquats. Aujourd’hui, c’est la culture de toutes sortes d’agrumes, demain ce sera, pourquoi pas, celle des bananes, des ananas et des avocats’’. À la faveur de la dynamique insufflée par les différents programmes mis en œuvre par les pouvoirs publics, d’importantes avancées sont enregistrées dans le registre du foncier agricole dans la wilaya de Ghardaïa. Ainsi, la superficie agricole utile (SAU) en irrigué est passée de 12 230 ha en 2000 à 39 350 ha en 2015 pour atteindre en 2018 une superficie arable de plus de 44 155 ha réparties à travers 16 129 exploitations. La wilaya de Ghardaïa a connu la réalisation de 619 forages pour un débit de 21 000 litres/seconde, 5 925 puits pour un débit de 10 000 litres/seconde, 2 099 bassins de stockage d’une capacité globale de 214 100 m3, 1 000 km linéaires de réseau électrique et 500 km de pistes agricoles.

BOUHAMAM AREZKI

 


Source : liberte-algerie

liberte-algerie