Il invite le président de l’UA à intervenir pour annulera le CMF à Dakhla : L’appel d’«urgence» de Brahim Ghali

Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali a demandé, dans une lettre adressée hier au président de l’Union africaine (UA), Paul Kagame, d’intervenir «d’urgence» auprès du Maroc, afin d’annuler la tenue du Forum de Crans Montana, à Dakhla, dans les territoires du Sahara occidental, encore sous occupation marocaine.
Dans la lettre qu’a adressée le président de la RASD, hier, au président rwandais, Paul Kagame, dont le pays assure la présidence tournante de l’UA, le chef de l’État sahraoui a qualifié la persistance de Rabat à tenir le dit-forum dans une ville sahraouie, sous occupation marocaine « d’acte provocateur» a-t-il souligné. Demandant, dans sa lettre, au président de l’UA, d’intervenir auprès de Rabat, pour « convaincre le Royaume du Maroc en tant que membre de l’Union africaine, de s’abstenir d’organiser ce forum dans la ville occupée de Dakhla (Sahara occidental), afin d’éviter toute escalade dans la région» avertit le président de la République sahraouie, secrétaire général du Front Polisario,Brahim Ghali. Par l’entêtement de Rabat du maintien de la rencontre de Crans Montana, prévue du 15 au 20 mars courant, à Dakhla, dans les territoires occupés du Sahara occidental, le président sahraoui affirme que la RASD, membre fondateur de l’UA, « condamne fermement » la violation par le Maroc de l’Acte constitutif de l’UA et que Rabat a paraphé pour pouvoir être admise à l’institution africaine. Invitant le président de l’UA, à prendre «toutes les mesures nécessaires» pour assurer le respect de l’Acte constitutif de l’UA, et la mise en œuvre des résolutions adoptées par le Sommet africain, concernant le Sahara occidental, notamment en ce qui concerne «l’illégalité» de la tenue de la rencontre de Crans Montana, dans les territoires sahraouis occupés, dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite aux Nations unies (ONU) et à l’UA. Alors qu’au sein de l’Union européenne (UE), où le Maroc et ses principaux alliés dans cet espace, de sa colonisation au Sahara occidental, Paris et Madrid, sont tenus, par des décisions de la justice européenne, à se plier au Droit européen et la Légalité internationale, relatifs au Sahara occidental, dans les relations entre les institutions de l’UE et de ses membres avec le Maroc. Dans le document reçu par le président de l’Institution africaine, le chef d’État du Rwanda, le chef d’État sahraoui, Brahim Ghali, attire l’attention sur les conséquences des manœuvres et de la politique de fuite en avant de Rabat, notamment s’agissant de l’organisation du Forum de Crans Montana, à Dakhla, dans les territoires sahraouis occupés, qui sape la mise en œuvre des décisions de l’UA et les efforts en cours de la communauté internationale, en la personne, de Horst Köhler, l’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara occidental. Lors du dernier Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, auquel a participé le Maroc, le Sommet a réitéré ses appels répétés pour l’annulation d’organiser le Forum de Crans Montana,, dans la ville de Dakhla, au Sahara occidental occupé, mentionné, par ailleurs, faut-il le rappeler, dans sa déclaration adoptée à sa vingt-quatrième session tenue à Addis-Abeba, en janvier 2015, et a appelé au boycott par tous les États membres et les organisations de la société civile africaine, du forum qui se tiendra du 15 au 20 Mars 2018. L’Institution africaine doit assumer ses responsabilités, quant à faire respecter, par ses membres, son Acte constitutif, les résolutions et les décisions de ses sommets outre de ses commissions, que le Maroc avait dores et déjà commencé à les piétiner, dès son adhésion à l’UA, même s’il s’est engagé à les respecter en paraphant l’Acte constitutif de l’UA, pour pouvoir y siéger et torpiller les principes et les textes fondateurs de l’organisation africaine. Concluant sa lettre à l’adresse du président de l’UA, le président sahraoui, secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, indique qu’en adhérant à l’acte constitutif, de l’UA, Rabat « s’est formellement engagé à respecter » les principes et objectifs de l’organisation africaine. Citant notamment l’article 3, relatif rappelle le chef d’État sahraoui, à «la promotion de la paix, sécurité et stabilité dans le continent» ainsi que le respect de «l’intangibilité» des frontières héritées le jour des indépendances des pays africains et de la menace ou l’usage de la force entre les États membres.
Karima Bennour


Source : lecourrier-dalgerie

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