Ils ont bloqué l’autoroute sur deux endroits (Bouira) : Les ex-militaires reviennent à la charge

Pour la énième fois, les retraités, radiés et les invalides de l’Armée nationale populaire (ANP), sont descendus dans la rue pour faire valoir leurs revendications et se faire entendre auprès des autorités.

En effet, ils étaient des dizaines de personnes appartenant à cette frange de la société qui ont investi, durant la journée d’hier, le tronçon de l’autoroute et de la RN 05 qu’ils ont bloqué au niveau des communes Ath Mansour, à l’Est de Bouira et à Djebahia au Nord de la wilaya, en procédant à une fermeture sporadique de l’axe autoroutier. Dans un premier temps, les protestataires avaient prévus de se regrouper aux limites frontalières entre les deux wilayas, Bouira et Bordj Bou-Arreridj, afin d’entamer une marche depuis ces lieux jusqu’à la wilaya de Constantine, où ils ont prévu un regroupement national. En effet, les marcheurs, environs 150, selon les organisateurs, ont tenté de marcher vers Constantine en empruntant l’autoroute Est-Ouest, mais ils ont été interceptés par les éléments de la Gendarmerie nationale, a-t-on constaté sur place. C’est aux alentours de 7h30 du matin que les mécontents de leur sort ont entamé leur procession à partir de la ville de Lakhdaria (Ouest de Bouira), scandant des slogans tels que : «Non à la marginalisation !», «Nous sommes tous des Algériens !» ou encore «Où sont nos droits?» etc. À quelques encablures du tunnel de Djebahia, ils ont été stoppés net par les services de sécurité, qui leur ont fait savoir que leur marche est non autorisée et donc illégale. Leurs camarades, qui étaient stationnés à proximité de la pénétrante autoroutière de Béjaïa, à la frontière de la wilaya de Bordj Bou-Arreridj, ont également bloqué la circulation automobile pendant plusieurs heures, créant un bouchon monstre sur une distance d’environ 10 kilomètres. Selon Meziane Malek, président de la Coordination nationale des retraités et des radiés de l’ANP, cette action est une «réponse» au «mutisme» des autorités militaires. Notre interlocuteur n’a pas manquer d’appeler le ministère de la Défense qu’il exhorte à leur accorder des indemnisations avec effet rétroactif depuis la date de radiation, des retraites proportionnelles, la priorité en termes d’accès au logement et à l’emploi, la réintégration des éléments encore en âge de servir ainsi que la prise en charge médicale des personnes ayant contracté des maladies chroniques.
Omar Soualah


Source : lecourrier-dalgerie

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