L’eau, une véritable problématique

Le cauchemar vécu l’été dernier par la population de la wilaya de Tebessa en matière de pénurie d’eau n’est pas près d’être oublié. L’approche de la saison estivale commence à susciter l’inquiétude des riverains qui ont peur de revivre le même scénario que l’été dernier.
En effet, des signaux positifs et rassurants commencent à prendre forme sur le terrain notamment avec la réalisation  d’un puits géant d’une profondeur de 500 mètres et d’une capacité de 40 litres/seconde.
Ce projet devrait être concrétisé par une firme chinoise dans un délai de moins de trois mois, selon les déclarations du premier responsable du secteur, le directeur de l’Agence algérienne des eaux Lakhdar Hadhoud en l’occurrence. De son côté et en marge de sa tournée effectuée dans certains quartiers du chef-lieu, le wali de Tébessa, Moulati Attallah,  avait déclaré aux habitants du quartier El-Mizab que le nouveau puits de 40 litres par seconde va alimenter les quartiers de l’ouest et les hauteurs du chef-lieu tels que Rafana, El Mizab et El Djorf et du coup minimiser le problème de la crise d’eau potable qui frappe la wilaya.
Le premier responsable de l’Algérienne des eaux Hadhoud Lakhdar avait promis de le résoudre d’ici la prochaine saison estivale en déclarant : “Nous travaillons sans arrêt pour résoudre définitivement le manque d’eau potable, bien sûr en étroite collaboration des autorités locales et de la tutelle. avec la réalisation d’un puits de 40 litres par seconde au chef-lieu parmi les cinq puits similaires qui vont être réaliser, cela mettra un terme aux pénuries d’eau et je peux promettre aux habitants de la wilaya que d’ici l’été 2018, notamment ceux du chef-lieu, que l’alimentation en eau potable va être quotidiennement à 50%, c’est-à-dire au moins une demi-journée chaque jour en attendant des jours meilleurs où l’eau coulera sept jours sur sept et H/24 dans les robinets.” Sur un autre chapitre, une nouvelle grille pour la distribution d’eau potable est en train de voir le jour au niveau du chef-lieu. Ce projet a pris plusieurs années pour être concrétisé tellement l’ancien réseau en AEP est devenu un véritable casse-tête. “Les essais pour le nouveau réseau sont en train d’être finalisés par les professionnels du secteur, puisque l’ancien nous a causé énormément de troubles lors des interventions sans compter les quantités énormes d’eau qui se déversent dans la nature à cause des fuites”, nous dira M. Hadhoud Lakhdar.  

Rachid Ghorieb


Source : liberte-algerie

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