L’informel revient en force

Le commerce informel a refait surface dans la ville de Bordj Bou-Arréridj, notamment depuis le début du mois de Ramadhan. Après une première moitié de Ramadhan consacrée à l’alimentation, c’est au tour des vêtements d’être pris en compte.
Des milliers de personnes prennent d’assaut, depuis quelques jours, les boutiques du prêt-à-porter. Un engouement observé à travers toutes les grandes places de la ville et les quartiers commerçants. Depuis le premier jour de la deuxième semaine du mois sacré, le centre-ville est, de nouveau, squatté par les vendeurs informels.
Une centaine de commerçants ont installé leurs tables et baraques pour vendre des vêtements et des jouets pour enfants, une pratique qui s’exerce, pour rappel, au vu des autorités locales. “Malgré les efforts fournis pour lutter contre ce fléau, qui ronge l’économie nationale, les autorités publiques restent impuissantes devant ce phénomène qui a envahi toutes les villes malgré les timides opérations de l’éradication de ce genre de commerces et la construction de locaux commerciaux”, dira un habitant du quartier Koucha où ce genre de pratiques commerciales est ostentatoire.
Les trottoirs et même une grande partie de la chaussée sont pris d’assaut par des commerçants illégaux, des jeunes pour la plupart, qui n’hésitent pas à y installer, quotidiennement, leurs étals, pour vendre divers produits dont les vêtements et jouets. Après le repas du f’tour, la situation se complique davantage. Le nombre de commerçants occasionnels, envahissant les trottoirs, se multiplie et les artères deviennent un grand bazar en plein air.
Les riverains demandent au wali d’agir pour trouver des solutions adéquates à ce genre de problèmes.

Chabane BOUARISSA


Source : liberte-algerie

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