Où sont passés les balayeurs communaux ?

La ville de Guelma, censée être une vitrine de la wilaya, offre un environnement hostile et désolant car les conditions d’hygiène laissent à désirer et ce, dans l’indifférence totale des élus locaux. Les conditions de collecte des ordures ménagères sont archaïques et pénalisent quotidiennement les éboueurs qui exercent dans des conditions inhumaines ! D’autre part, la population s’illustre par son manque de civisme puisque des détritus hétéroclites jonchent les squares, les cités, les quartiers et même les boulevards et avenues. Dans un passé récent, des équipes d’ouvriers communaux étaient judicieusement dispatchées dans tous les secteurs du chef-lieu et un travail méthodique était opéré afin de nettoyer sérieusement les lieux affectés. Des agents municipaux balayaient toutes les rues et remplissaient leurs brouettes de détritus qu’ils déversaient aussitôt dans les dévidoirs et bacs installés dans les parages. Ces actions de salubrité incitaient les riverains à faire preuve de citoyenneté puisque les sites étaient propres et accueillants. Pour des raisons inexpliquées, ces bonnes habitudes ont disparu des mœurs et chacun déverse sans état d’âme ses ordures n’ importe où et à n’ importe quelle heure. Un septuagénaire déplore ce laisser-aller : “Les élus de notre APC se dérobent devant leurs responsabilités ! Ils n’accordent plus d’importance au balayage des lieux publics ! Où sont passés les bataillons de balayeurs qui avaient le mérite de nettoyer consciencieusement les espaces qui leur étaient dévolus ?” . Un petit tour dans les quartiers de la ville confirme ce triste constat. Les rues des cités Champ de manœuvre, Gahdour, Oued-Maïz, Aïn-Defla, 8-Mars, Bara, Émir-Abdelkader, Bensouilah, 19-Juin, des boulevards, des avenues, des espaces verts sont jonchés à longueur d’année de détritus. Un riverain excédé par ce laisser-aller s’exclame : “Nos élus sont interpellés par leurs administrés qui sont pénalisés par le manque flagrant d’hygiène ! Nous les exhortons à prendre leurs responsabilités car la ligne rouge est atteinte. Guelma doit reprendre son cachet de ville propre et accueillante et nous demandons l’affectation des balayeurs dont l’impact est incontournable. Imaginez vous que les trottoirs et les rues sont investis depuis des mois par des ordures sans susciter la moindre réaction des responsables locaux !”.

HAMID BAALI


Source : liberte-algerie

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