Promotion et financement de l’investissement en débat

Quelles possibilités de financement peuvent être accordées aux start-up dans le cadre des différents dispositifs de financement publics et privés ? C’est à cette question qu’il a été tenté de répondre à travers des exposés présentés à l’occasion d’une journée d’études organisée, mardi, par le Club économique algérien (CEA) et l’université Yahia-Farès de Médéa, en présence du chef de cabinet, du recteur, des étudiants et de nombreux invités. Après plusieurs modifications et révisions, la dernière mouture du code des investissements de 2016 a introduit de nouvelles dispositions qui ont transformé l’Andi (Agence nationale du développement de l’investissement) en pôle spécialisé d’aide à l’entreprise, selon Mme Kouiret Safia. Le nouveau code des investissements, dira-t-elle, a déterminé les secteurs et les créneaux prioritaires pouvant bénéficier des avantages financiers et fiscaux et les incitations financières accordées au titre de ses nouvelles dispositions. La bonne nouvelle pour l’aréopage d’étudiants venus trouver un accompagnement pour leurs projets, celle de pouvoir bénéficier d’un soutien qui a pu être concrétisé dans le cadre d’une convention de coopération signée entre Essalam Bank, Salama Assurances, le CEA et l’université Yahia-Farès. Le PDG d’Essalam Bank, Nasser Hideur, fera savoir que son institution s’engage à accueillir les étudiants et les chercheurs universitaires en phase de préparation de thèse et de mémoire, organiser des séminaires et des colloques à leur profit, accompagner et financer les projets sélectionnés après étude de leur faisabilité, en leur consentant des crédits sans intérêt ou charia compatible. Dans le même sillage, le PDG de Salama Assurances, dont le produit Takaful est une assurance multirisque, a fait des propositions jugées intéressantes, notamment l’accompagnement des jeunes diplômés à pouvoir s’installer en tant qu’agents généraux d’assurances conformément à “la nouvelle disposition régissant le financement de la formation. C’est aussi un moyen de capter les étudiants montrant des prédispositions à se lancer dans le métier…”. Organisme public sous tutelle du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, le Fnac (Fonds national de la promotion de l’apprentissage et de la formation continue) prendra en charge dans le cadre de ses missions les besoins de formation des salariés, indiquera son DG, Abdelkader Touil. Ce dernier annoncera que son organisme a bénéficié d’une enveloppe de 55 millions de DA à l’effet de couvrir la prise en charge de 2100 maîtres d’apprentissage qui ont pour mission de former les apprentis des entreprises en leur transmettant le savoir-faire nécessaire à leur métier. Pour faire découvrir les autres partenaires de l’acte d’investissement, le CEA a invité le directeur régional de l’Aniref, qui a détaillé devant l’assistance le projet d’aménagement du parc industriel de Ksar El-Boukhari ; le PDG de la Setam, société de wilaya spécialisée dans les études d’architecture et d’urbanisme ; ainsi que le directeur des domaines de wilaya, le directeur des services agricoles, etc.

M. EL BEY 


Source : liberte-algerie

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