Protesta des médecins résidents : Le chant du cygne

Par Imen. H :

Hier, le collectif autonome des médecins résidents algériens (camra) a publié un communiqué dans le quel il est revenu sur les dernies événement survenus au sein de son mouvement, notamment la question de la reprise des gardes, qui au demeurant suscite beaucoup de commentaires. En effet, le bureau régional de Constantine a pondu un communiqué dans lequel il informe les membres du collectif que le communiqué qui a été diffusé mardi dernier, et  » non valide », et n’engage nullement le camra. Après une réunion de représentant du bureau régional de Constantine la décision suivante a été adopté à l’unanimité  » maintien de l’arrêt de l’activité des gardes jusqu’a nouvel ordre « , a indiqué le communiqué. Le bureau régional de Constantine, a relevé , que cet acte a permis de constater l’absence d’initiative et de une volonté du ministère de la santé à trouver une solution pérenne à ce mouvement , et ce malgré toute les déclarations appelant les médecins résidents à une reprise de l’activité d garde pour des négociation concrètes  » Nous regrattons tout chantage de la part d’une tutelle refusant la négociation et le dialogue , et maintien statut quo « ,rapporte la même source. Rappelons, que le mouvement de protestation des médecins grévistes, après la lassitude, connait depuis mardi dernier une division profonde dans ses rangs. Le communiqué, publié à travers des voies différentes de celles empruntées habituellement par les membres du bureau national du Camra, semble avoir été largement rejeté par les résidents qui ont été nombreux sur les réseaux sociaux à le qualifier de  » communiqué de la honte « , reprochant à leurs délégués d’avoir pris une décision sans se référer à la base comme ils le font à leur habitude Dans ce cadre, et dans le souci de « restaurer le cadre d’une concertation apaisée », le Collectif des médecins résidents « a décidé d’une reprise de l’activité de gardes d’urgences de 16h00 à 8h00 dans toutes les structures hospitalo- universitaires du pays à compter du mercredi 13 juin 2018 », précise le CAMRA dans un communiqué. Le Collectif a souligné que « cette décision intervient en signe de bonne volonté en réponse à la promesse de dialogue affirmée par le ministre de la Santé, mais également afin de trouver une issue favorable et rapide à cette crise qui n’a que trop duré et dont nos patients et la famille médicale sont les premières victimes ». Les médecins résidents ont réaffirmé, par ailleurs, leur attachement aux revendications qu’ils ont déjà soulevées et qu’ils demeurent « mobilisés » pour « défendre leurs droits « . Par ailleurs, les médecins résidents ont réaffirmé, par ailleurs, leur attachement aux revendications qu’ils ont déjà soulevées et qu’ils demeurent « mobilisés » pour « défendre leurs droits ». En outre, le ministre de la Santé Mokhtar Hasbellaoui multiplie les sorties et activités, communique mais toujours en évitant le sujet de la grève des résidents ou en parlant de façon évasive, se contentant de réaffirmer sa disposition à négocier et à garder  » les portes du dialogue ouvertes « . Concernant, l’examen du diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS) pour l’ensemble des résidents, le ministère de l’Enseignement supérieur, a annoncé, que ce denier, se déroulera durant la période allant du 1er au 19 juillet, conformément aux textes règlementaires en vigueur, a annoncé mardi le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans un communiqué. Cette session de rattrapage fait suite à la session normale qui s’était tenue du 18 mars au 12 avril de l’année en cours, a rappelé le ministère, précisant, cependant, que « les candidats n’ayant pas passé l’examen de la session normale, et à titre exceptionnel, seront autorisés à s’inscrire au niveau de leur département respectif, au cours de la période programmée du 17 au 24 juin 2018, afin de pouvoir se présenter à cet examen s’ils le souhaitent ». Le ministère a noté que « cette session de rattrapage sera la dernière à être organisée pour l’année universitaire 2017/2018 », prévenant que les candidats qui ne s’y présenteront pas « seront considérés en situation d’abandon d’étude et par conséquent exclus ». Cette annonce s’adresse à la majorité des résidents en dernière année qui ont boycotté à deux reprises leurs examens en signe de protestation et dont la dernière, celle qui s’est déroulée du 18 mars au 12 avril est considérée par le ministère comme étant  » la session ordinaire « . Les résidents en dernière année qui ont boycotté les deux sessions sont, selon le communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur,  » autorisés à s’inscrire au niveau de leurs départements respectifs, au cours de la période programmée du 17 au 24 juin 2018 afin de pouvoir se présenter à cet examen s’ils le souhaitent « . Annonçant que  » cette session de rattrapage sera la dernière à être organisée pour l’année universitaire 2017-2018 « , le ministère a indiqué que  » les candidats au DEMS qui ne se présenteront pas à cette session de rattrapage seront considérés en situation d’abandon d’étude et par conséquent exclus « .La programmation d’une session de rattrapage du DEMS sans concertation avec les résidents concernés et les menaces d’exclusion adressées aux grévistes et aux boycotteurs sont vécue par ces derniers comme une  » humiliation « , sentiment exprimé par nombre d’entre eux sur les médias du Camra.
I.H


Source : tribunelecteurs

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