Un créneau à promouvoir

Près de 7 000 artisans sont inscrits et possèdent leur carte d’adhérent, selon les chiffres de la CAM.

À l’occasion de Journée nationale de l’artisanat, coïncidant avec le 9 novembre de chaque année, la Chambre des métiers et de l’artisanat (CAM) de Bouira organise, depuis hier, des expositions dans les différentes maisons de l’artisanat de la wilaya. Ainsi, aussi bien à Bouira, qu’à Lakhdaria et Sour El-Ghozlane, des expositions et autres foires commerciales visant à mettre en valeur le rôle de l’artisan et à promouvoir les produits artisanaux, ont été mises en place.
Selon les chiffres de la CAM de Bouira, près de 7 000 artisans sont inscrits et possèdent leur carte d’adhérent, ce qui leur offre certains avantages substantiels. La même source indique que le nombre d’emplois directs et indirects créés est loin d’être négligeable, car il ne représente pas moins de 11 100 emplois, dont 6 500 postes directs. “Nous avons une véritable richesse à Bouira, que nous tentons de faire fructifier”, a assuré M. Abdous Azzedine, directeur de la CAM, tout en indiquant que “Bouira possède un ‘réservoir’ de jeunes artisans qui ne demandent qu’à être aidés et orientés. Notre organisme offre toutes les facilitations aux artisans désireux d’adhérer à notre grande famille (…). Notre Chambre est à l’écoute et nos portes sont ouvertes à tous les artisans”. En outre, notre interlocuteur a mis en évidence la politique mise en œuvre par les pouvoirs publics, notamment avec la création du Fonds national pour la promotion des activités artisanales traditionnelles (FNPAT), lequel a permis, selon lui, à une centaine d’artisans de bénéficier d’aides financières comprises entre 20 et 100 millions de centimes. “Ces salons qui s’étaleront jusqu’au 12 du mois en cours, verront la participation de 70 exposants venus des quatre coins de la wilaya et seront l’occasion d’échanges que nous espérons fructueux dans les domaines de la tapisserie, la poterie, la céramique, la sculpture et la broderie”, soulignera M. Abdous. Au sujet des artisans qui exercent dans l’informel, il dira : “Effectivement, nous avons un certain nombre d’artisans qui exercent dans l’informel, que nous tentons de ramener dans le circuit officiel”.
Questionné à propos de leur nombre, M. Abdous dira qu’il est “important”, sans pour autant avancer le moindre chiffre. Par ailleurs, une journée d’étude au profit des artisans est programmée en marge de ces festivités. Dans le même sillage, on apprendra que les organismes de soutien et d’accompagnement, tels que l’Ansej, l’Angem, la Cnac, et les banques, par leurs crédits financiers, sont également présents à cet événement, afin d’encourager les artisans à relancer les produits artisanaux en voie d’extinction, qui sont après tout une source intéressante de devises et créatrices de richesse et d’emploi.

RAMDANE B.

Source : liberte-algerie

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