🔥Tebboune «panique» et réclame en urgence l’utilisation de l’énergie solaire: voici les raisons

Algérie –Ce Dimanche 21 novembre, les autorités algériennes ont annoncé l’adoption de plusieurs mesures permettant le développement de l’exploitation de l’énergie solaire. Ces annonces ont été faites par Abdelmadjid Tebboune en marge des travaux d’un Conseil des Ministres. Il s’agirait simplement d’une crainte avérée d’une exposition à une intense crise énergétique. Et cela suscite déjà une panique générale au plus haut sommet du pouvoir algérien.

Apparemment Tebboune et ses ministres se réveillent enfin et comprennent qu’il n’y aura bientôt plus assez de pétrole et surtout de gaz pour répondre à la demande nationale. L’Algérie ne pourra plus continuer d’exporter son gaz naturel pour gagner des recettes en devises. Et pourtant plusieurs organe de pressent avaient publié de nombreuses enquêtes et décryptages expliquant le processus à travers lequel la forte demande nationale en gaz naturel et en pétrole pénalise fortement les exportations du pays qui chutent d’une année à une autre faisant perdre au pays une dizaine de milliards de dollars par an. Aussi en 2020, l’ex-ministre de la transition énergétique et des énergies renouvelables, Chems-Eddine Chitour, avait également tiré la sonnette d’alarme. Lors d’une intervention sur les ondes de la Chaîne Radio III, cet ex-ministre avait expliqué clairement que des 2.500 milliards de mètre-cube de gaz restant au pays et compte tenu du rythme de leur consommation, « nous en avons pour une vingtaine d’années », d’où l’impératif, insistait-t-il, de consommer moins « en consommant mieux ». Il faut savoir qu’en Algérie, le bouquet énergétique est dominé par la production d’énergie conventionnelle à partir des hydrocarbures, surtout le gaz naturel. La production d’énergie renouvelable est inférieure à 1 % (solaire, éolienne). Faute de grosses ressources hydriques, l’hydroélectricité pèse moins de 2 % dans la production énergétique algérienne. Une production dominée à plus de 93 % par le gaz naturel et 99 % de l’électricité consommée par les Algériens provient… du gaz naturel. Le pays est donc totalement dépendant de son gaz pour tous ses besoins énergétiques. Malheureusement, d’ici 2030 ce gaz va manqué cruellement à l’Algérie. Et notre pays risque de ne plus pouvoir produire suffisamment de gaz naturel pour sa propre… consommation interne. Notons à ce propos que le volume de gaz naturel qui est produit pour le marché intérieur est d’environ 45 milliards m3 depuis 2020 et dépassera les 55 milliards m3 en 2030. La consommation d’énergie par habitant en 2011 était de 1140 kWh en Algérie. Le taux d’augmentation composé (taux de croissance annuel) de la demande d’électricité est de 7 % entre 2010 et 2020. La consommation d’électricité a dépassé les 75 à 80 TWh en 2020 et 130 à 150 TWh en 2030. Ces données confirment que l’Algérie sera confrontée à une crise énergétique si elle continue de dépendre entièrement de son actuel modèle énergétique à savoir le gaz naturel pour produire de l’électricité et faire fonctionner le pays.

Lire aussi :
😱France : un Algérien surnommé « le Boucher » lourdement condamné à Paris

les raisons du réveil de Tebboune

Le réveil de Tebboune et de ses ministres s’expliquent surtout par le très décevant bilan des exportations des hydrocarbures du pays en 2021. Alors que les prix du baril de pétrole se sont envolés depuis au moins septembre dernier et les prix du gaz naturel ont connu une embellie financière inédite, l’Algérie pourra à peine gagner 30 ou 32 milliards de dollars alors qu’elle aurait engranger plus de 45 milliards de dollars si elles pouvaient réellement exploiter comme il se doit ses capacités d’exportation vers l’étranger selon plusieurs sources.  Avec de moins en moins de recettes en devises et des besoins de plus en plus élevés nécessitant ainsi le renforcement des importations du pays, le pouvoir algérien a fini par décider de rattraper tout le temps perdu pour se relancer dans l’exploitation de l’énergie solaire. Solaire et pas renouvelable car la première source des énergies renouvelables disponibles en abondance dans notre pays est… le solaire. En effet, le potentiel en énergie solaire du pays est beaucoup plus riche que l’éolien. L’Algérie, compte tenu de sa position géographique, dispose de l’un des gisements solaire les plus élevés au monde. La durée d’insolation sur la quasi-totalité du territoire national dépasse les 2000 heures annuellement et peut même atteindre 3900 heures notamment dans les hauts plateaux et le Sahara. Ainsi, sur l’ensemble du territoire national, l’énergie solaire globale reçue par jour sur une surface horizontale d’un mètre carré varie entre 5.1 KWh au Nord et 6,6 KWh dans le Grand Sud. Quant à la radiation solaire incidente provenant du disque solaire et atteignant directement la surface terrestre, sans avoir été dispersée par l’atmosphère qui reste une donnée de base pour le solaire thermique à concentration (CSP), elle peut atteindre 5.5 KWh (Alger) jusqu’à 7.5 KWh (Illizi) par jour et par mètre carré. C’est cet immense potentiel que l’Algérie veut exploiter. Cependant, le constat scientifique a démontré que l’énergie éolienne est beaucoup plus efficace pour produire de l’électricité et la distribuer. En effet, une seule éolienne peut produire la même quantité d’électricité en kWh (kilowattheures) que des milliers de panneaux solaires. Techniquement, l’énergie éolienne est donc plus efficace que les panneaux solaires. Les éoliennes peuvent produire de l’électricité 24 heures sur 24 puisqu’elles ne dépendent pas de la lumière du soleil. Dans la majorité des pays développés, comme par exemple l’Allemagne ou l’Espagne, la plus grande composante de l’électricité produite depuis les énergies renouvelables provient de l’éolien. En Espagne, l’un des pays les plus ensoleillés de l’Europe du sud, 20,3 % de l’électricité est produite depuis l’énergie éolienne, 9,8 % d’énergie hydraulique et 5,5 % d’énergie solaire. Le potentiel de l’éolien en Algérie est, malheureusement, faible et encore dérisoire par rapport au solaire. Des études ont été commencées en Algérie pour approfondir la connaissance du potentiel éolien susceptible d’être exploité pour la production d’électricité.

Lire aussi :
Atteinte à la liberté religieuse et de croyance : L'Algérie placée sur la liste noire des USA

Pour une évaluation optimale de la ressource éolienne disponible sur un site donné, il est nécessaire de calculer la densité de puissance moyenne (W/m2) du vent qui indique l’énergie disponible après conversion en électricité à la sortie d’un aérogénérateur. Partant du fait qu’un site est dit éligible à l’installation d’un parc éolien rentable s’il présente une densité de puissance comprise entre 300 et 400 W/ m2 à 50 m de hauteur. En conclusion l’on l’aurait compris; l’Algérie est confrontée à un immense défi concernant la diversification de ses sources d’énergie et elle devra tout miser sur le solaire si elle veut éviter le scénario catastrophique d’une terrifiante crise énergétique à partir de 2030. Ainsi, il faudra des milliards de dollars d’investissements et des partenariats scientifiques pointus avec les pays les plus développés.

Abonnez-vous à notre chaine youtube

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

SUR LE FIL