10e vendredi : refoulé par le gendarmerie de Lakhdaria, Said Salhi témoigne

0

Said Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) a été refoulé vers Béjaia par les gendarmes au niveau d’un barrage filtrant à Lakhdaria, alors qu’il se rendait à la marche du 10e vendredi à Alger.

« Nous avons pris l’autoroute Bejaia-Alger comme d’habitude. Arrivés au tunnel de Lakhdaria, ils nous ont repérés, sûrement à cause de l’immatriculation de notre véhicule. Ils nous ont demandé de nous garer et ils ont commencé à fouiller. Dès qu’ils ont trouvé sur nous le drapeau national, ils nous ont demandé de faire demi-tour », témoigne M. Salhi.

« Vu que nous avons résisté, ils nous ont fait descendre de force, ils nous ont violentés et même mis des menottes. Nous leur avons expliqué que dans le véhicule, il n’y avait que des gens responsables, des enseignants, des personnes âgées, mais ils n’ont rien voulu comprendre », dénonce le militant.

« Ils nous ont dit ‘si vous voulez marcher, faites le chez vous’ », raconte-t-il, ajoutant que sur toutes les routes menant à Alger, « il y a des barrages filtrants, des dispositifs impressionnants de gendarmes tous les dix kilomètres. Ils contrôlent tous les véhicules étrangers à Alger et ils procèdent à des fouilles ».

Le déploiement impressionnant de la gendarmerie est, selon M. Salhi, « un dispositif pour affaiblir la marche à Alger. Ils croient que ce sont les gens de l’extérieur de la wilaya qui font la force de la marche à Alger ». « Ils cherchent le drapeau algérien et le confisquent. C’est ce qu’ils cherchent à chaque fouille. Nous leur avons dit qu’on n’a pas vu ça depuis l’époque coloniale », dénonce-t-il encore. « Les gens marchent partout, dans les 48 wilayas, avec la même intensité. Pourquoi ont-ils cette fixation d’Alger », s’interroge le militant des droits de l’Homme.

tsa

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here