12 ET 18 MOIS DE PRISON POUR UN COUPLE DE MÉDECINS

Liberté Algérie – Un  chirurgien  libéral  et  son  épouse  gynécologue,  exerçant  à l’établissement hospitalier Youcef-Yaalaoui d’Aïn Azel, ont été condamnés respectivement à 18 et 12 mois de prison ferme pour homicide involontaire par la Cour de Sétif dans l’affaire du décès d’une parturiente de 20 ans en janvier dernier.

Hichem  Bey  Benlahrèche, maître-assistant  et  chef  du  service  de gynécologie de  l’unité  mère  et   enfant  Harchi-Messaouda  d’El-Bez, relevant  du  CHU Saadna-Mohamed-Abdenour  de  Sétif, a, quant  à lui, été innocenté, a-t-on appris.

Le  tribunal  de  Sétif  avait  condamné  à  trois  ans  de  prison  ferme  le  Dr Benlahrèche et à six ans de prison ferme le Dr R. K. et son épouse le Dr K. L.  Les trois praticiens ont été poursuivis en justice à la suite d’une plainte déposée par la famille d’une jeune femme d’El-Eulma, âgée de 20 ans, qui a trouvé le mort après quatre interventions chirurgicales dont la première a été réalisée dans une clinique privée.

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Après complications, elle a été évacuée à la maternité d’El-Bez pour y subir, en l’espace d’une petite semaine, trois autres interentions chirurgicales en “catimini”   dans  le  bloc  opératoire  de  l’hôpital  mère  et  enfant  Harchi-Messaouda.

L’affaire remonte au mois de janvier dernier, lorsque la victime, qui, pour la première fois, s’est présentée dans un cabinet privé pour désir de grossesse et qui présentait un kyste ovarien, a été orientée vers une clinique privée du chef-lieu de wilaya.

Une fois à la maison, après avoir subi l’intervention, elle a souffert de douleurs inexpliquées qui ont nécessité son évacuation vers le service de gynécologie de Sétif.

Tout aurait été normal si les intervenants au niveau du bloc n’étaient pas les deux mis en cause, à savoir le chirurgien libéral qui n’avait aucune réquisition pour intervenir au niveau de la maternité et son épouse qui assurait des gardes dans  ladite structure.

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Les interventions subies au bloc opératoire n’avaient pas amélioré l’état de santé de la patiente, d’où la nécessité de son transfert vers les urgences du CHU où elle a rendu l’âme.

FAOUZI SENOUSSAOUI

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