3800 euros pour voir sa mère gravement malade : La mésaventure d’une Algérienne de Montréal

C’est une histoire abracadabrante, mais triste d’une ressortissante algérienne établie à Québec, au Canada. Sa mère gravement malade à Tizi Ouzou, en Kabylie, et elle devait se rendre en Algérie, mais le vol direct entre Montréal et Alger n’était pas encore rétabli. La femme a donc été obligée de faire escale en Europe.

En effet, Hakima, une Algérienne de Montréal, a vécu une mésaventure qui pourrait faire l’objet d’un scénario pour un film. Elle a déboursé environ 3800 euros pour rentrer en Algérie, et ce, après avoir fait plusieurs vols. Il est vrai que vu l’état de santé de sa mère jugé grave, elle ne pensait pas vraiment à économiser son argent ou à questionner les prix et le temps que le voyage devrait durer.

Elle a commencé par prendre un vol vers Paris à environ 800 euros, et ce, vers la mi-octobre, soit environ 10 jours avant la réouverture de la ligne directe Montréal-Alger. Mais puisqu’elle n’avait pas trouvé un vol vers Alger, elle est restée chez son frère, installé dans la capitale parisienne. Elle y est restée une douzaine de jours et si ce n’est la présence de son frère, elle aurait payé une chambre d’hôtel et ses dépenses auraient été plus élevées.

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Au bout de quelques jours, et ne trouvant pas de places auprès des compagnies desservant l’Algérie à partir de Paris, elle décide de voyager avec Alitalia, avec une escale en Italie. La compagnie qui a fait faillite a entre temps encaissé la coquette somme de 1600 euros pour un voyage que Hakima n’aura pas fait pour une question de résultat de PCR arrivé trop tard. Et la défunte compagnie italienne a refusé de rembourser la jeune Algérienne qui finira par accepter le « verdict », elle qui n’avait d’yeux que pour sa mère alitée à Tizi-Ouzou.

Elle prend son mal en patience et se remet à chercher un nouveau vol vers l’Algérie, mais ne trouvera toujours pas de vols directs vers des aéroports algériens. La mort dans l’âme, elle acceptera un autre vol avec escale, avec en tête, encore et toujours, l’image de sa mère malade. Et cette fois, l’escale sera un grand détour avec la compagnie Turkish Airlines qui l’emmènera vers Istanbul, ensuite vers Alger, pour une autre coquette somme de 1400 euros. Hakima finira par rallier Alger après avoir dépensé 3800 euros pour les vols. Elle aura passé une douzaine de jours à Paris à la recherche d’un vol vers l’aéroport international d’Alger. C’est une histoire triste d’une ressortissante algérienne que de nombreux autres algériens ont certainement vécue ces derniers mois. C’est qu’au-delà du drame humain lié à la maladie de la vieille mère de Hakima, cette mésaventure raconte aussi l’histoire d’une prise en otage opérée par les compagnies aériennes qui affichent des prix de billets mirobolants qui empêchent les voyageurs de rentrer en Algérie.

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ObservAlgérie

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