A partir du premier semestre 2019, l’Algérie se lancera dans l’exploitation du pétrole en mer

L’Algérie se lance officiellement dans l’exploitation du pétrole en mer (offshore). Le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a confirmé que les premiers forages en offshore seront lancés au premier semestre 2019.

Pour l’Algérie, ces nouveaux forages sont devenus plus qu’une alternative au pétrole extrait sur la terre ferme (onshore). Il faut savoir que la hausse récurrente du brut et les avancées technologiques dans le domaine de l’exploitation en mer offrent plus de possibilités et de marges aux compagnies pétrolières.

En toute vraisemblance, c’est le géant italien ENI qui sera le partenaire de Sonatrach pour le développement de l’offshore. Sonatrach a mené depuis longtemps des négociations avec les italiens d’ENI pour lancer ces explorations. Ces négociations ont beaucoup avancé depuis la conclusion en janvier 2017 d’un protocole d’entente avec la société italienne Versalis (filiale du groupe italien ENI) pour la réalisation d’études relatives à des projets pétrochimiques.

Le protocole d’entente avec Versalis (filiale à 100% d`ENI) porte sur les études de faisabilité de réalisation de complexes pétrochimiques en Algérie, et le renforcement de la coopération entre les deux sociétés dans le domaine de la pétrochimie.

Il est à souligner que l’exploitation pétrolière offshore possède ses particularités par rapport à l’exploitation pétrolière classique. Cette différence est due à l’environnement dans lequel il s’effectue. En effet, jusqu’à 200 m de profondeur, il est possible de fixer la plateforme d’exploitation. Au-delà de 200 m, les pressions s’accentuent et deviennent moins soutenables. Le contrôle des opérations, même à travers des robots, est alors plus difficile. Dans ces conditions, les plateformes flottantes sont plus appropriées. La plupart des exploitations de pétrole en mer ne dépassent pas les 500 m de profondeur.

Les premiers forages offshore seront menés dans les wilayas d’Oran et de Béjaïa, délimitées comme zones d’exploration offshore après les études sismiques menées sur leurs eaux territoriales. L’interprétation des données sismiques 2D des 1 200 km, constituant les côtes algériennes, ont permis d’orienter la prospection vers ces deux wilayas. En Algérie, les zones offshore susceptibles de contenir des hydrocarbures sont situées entre 2 000 et 2 500 mètres de profondeur, selon les résultats des premières études sismiques réalisées sur l’offshore algérien. Quant au coût d’un seul forage en mer, il avoisine les 100 millions de dollars.


Source : Algerie-part

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