A propos de la récupération de l’argent de la corruption en Algérie : voici la méthode du gouvernement

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Algérie –Aïmene Benabderrahmane, le Premier ministre s’est exprimé sur le processus de récupération de l’argent de la corruption en Algérie . On vous livre, ce mercredi 15 septembre 2021, plus de détails à cet égard.

Dans le cadre d’une élocution qui s’est tenue au sein du Conseil de la Nation. Et ce, dans le but de présenter le nouveau plan d’action du gouvernement, le chef de l’Exécutif et premier argentier du pays, a abordé l’un des sujet très épineux de la récupération de l’argent de la corruption en Algérie. En effet, des sommes astronomiques qui, pour rappel, ont été détournées par d’anciens dirigeants et hommes d’affaires du pays, sont toujours d’actualité dans notre pays. Et pour récupérer cet argent volé il a été décidé de procéder à « un règlement à l’amiable » avec les personnes corrompues qui ont volé des biens du Trésor public pendant des années maintenant. C’est-à-dire d’alléger, voire de débarrasser ces fraudeurs de leur peine de prison. Une stratégie qui servirait, dans le plan, à récupérer ces sommes d’argent détournées. Et par conséquent, aider le secteur de l’économie dans sa relance.

Cependant, si ce plan paraît, de prime abord, être une solution efficace pour récupérer les fonds volés, qu’en saurait-il vraiment dans la pratique ? Selon le leader du Front El-Mostakbel, Abdelaziz Belaïd. « Ces hommes d’affaires sont restés en prison sans pour autant parvenir à un quelconque résultat ». C’est pourquoi, l’interlocuteur se dit être prêt à négocier avec ces personnes qui ont volé. Et ce, dans le but de « récupérer l’argent du peuple en échange de leur libération ». Un membre du mouvement El Binaa partage également le même avis. « ce modèle de réconciliation économique a bien fait ses preuves par bien de pays qui ont connu pareil fléau de la corruption ». Idem pour Kamel Benkhellouf qui estime « qu’il n’y a pas de solution autre que cette réconciliation économique ». Et pour cause, cet intervenant pense qu’il est actuellement impossible « de récupérer tout l’argent détourné par les membres de la îssaba, surtout celui placé dans des banques étrangères ». Une stratégie qui devrait, toutefois, être accompagnée d’un « mécanisme juridique », soutient le même locuteur. Ce qui servirait, entre autres, à éviter « tout dérapage », a confié Kamel Benkhellouf.

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