A quand la fin des supplices pour les poissonniers ? attendant la réalisation d’une véritable pêcherie. 

Algérie- Dans le cadre des mesures de prévention contre la propagation du coronavirus depuis deux ans, les poissonniers ont été chassés de leurs lieux de vente habituel. Ils se contentent des espaces que les autorités leur dégagent à titre provisoire en attendant la réalisation d’une véritable pêcherie.

Les marchands de poisson sont montés au créneau au tout début du mois de juillet pour réclamer leur retour vers leur infrastructure située à l’intérieur du port. Ceci après avoir été chassés depuis deux années de la poissonnerie dans le cadre des mesures de prévention contre la propagation du coronavirus alors qu’ils l’occupaient depuis plus d’un demi-siècle.

Obligés d’exercer illégalement leur activité à l’extérieur du port, puisqu’ils occupent les trottoirs en face de l’infrastructure portuaire en l’absence de conditions d’hygiène, sans eau, ni glace, avec la menace des eaux usées qui se déversent à travers les canaux, vecteurs de maladies à transmission hydrique, les marchands de poisson ont été avertis de quitter les lieux à la faveur d’un arrêté d’interdiction émanant de l’APC de Béni Saf, soucieuse de garantir la santé de ses concitoyens.

Soutenus par la commission de la santé, d’hygiène et de l’environnement de l’APW, dont le président Sid-Ahmed Benallal a plaidé leur cause lors de la dernière session en plénière, la vingtaine de poissonniers ont fini par avoir gain de cause.

Leur problème vient de trouver solution, même si celle-ci n’est que provisoire pour qu’ils retrouvent leur espace. En effet, sur recommandation de la commission ad hoc de la wilaya qui s’est déplacée sur les lieux plusieurs fois, ces derniers pourraient exercer leur activité au sein même de l’infrastructure portuaire où les conditions seront meilleures que celles dans lesquelles ils exercent actuellement avec toutes les conséquences que cela suppose, aussi bien sur le plan de l’environnement que celui de la santé publique.

Lire cet article  Education : le calendrier des examens trimestriels 2021-2022 en Algérie

Les membres de ladite commission se sont déplacés sur les lieux pour constater de visu, en présence du premier responsable de l’EGPP (Entreprise de gestion des ports et abris de pêche) de la wilaya, cette réalité amère à laquelle les poissonniers faisaient face lors de l’exercice de leur métier dont ils tirent leur source de revenu pour subvenir aux besoins de leurs familles.

La solution bien qu’elle soit provisoire, prise par les autorités de la wilaya sur recommandation de la commission citée plus haut qui s’est réunie sous la présidence du wali consiste à l’attribution des étals pour permettre aux poissonniers d’exposer et de commercialiser leurs produits halieutiques à l’intérieur du port dans des conditions meilleures, en attendant la réalisation d’une véritable pêcherie qui répondra aux normes réglementaires selon les caractéristiques sanitaires réglementées.

« Pour le moment la décision consiste à la réalisation provisoire de carrés, genre de stands, à l’intérieur du port qui seront loués à plus d’une vingtaine de poissonniers, une opération qui sera prise en charge par l’EGPP », a déclaré à la presse Mohamed Soussi, chef de service de l’observation du marché à la direction du commerce de wilaya.

Lire cet article  Alerte météo : des vents violents s'annoncent sur 7 wilayas côtières

Rappelons que cette situation a provoqué un mécontentement généralisé aussi bien chez les poissonniers eux-mêmes que chez les élus de l’APC et de l’APW, mais aussi chez les citoyens qui viennent s’approvisionner notamment avec l’odeur nauséabonde qui se dégage de ces lieux. Une atteinte à l’environnement et à l’hygiène qui a été fortement dénoncée lors de la dernière session en plénière où M. Benallal, président de la commission santé et hygiène de l’APW, a vivement critiqué cette situation qui menace la santé publique ; il a réussi à bousculer les responsables à l’effet d’épargner les malheureux poissonniers et les citoyens habitués à cette pêcherie qui jadis était un exemple dans la région. Ce dernier a même suggéré le choix d’un terrain situé à proximité du siège de la police des frontières pour qu’il soit exploité et utilisé comme pêcherie.

L’urgence était donc de trouver une solution, car il s’agit tout simplement d’une question de santé publique où le citoyen est exposé au risque d’une maladie à transmission hydrique ou d’une contamination par la Covid-19 face à l’absence du minimum d’hygiène.

Abonnez-vous à notre chaine youtube

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

+ RECENTS