ABDELHAKIM BELABED PERSISTE ET SIGNE : «Il n’y aura pas de deuxième session du BAC »

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Le ministre de l’Éducation nationale, Abdelhakim Belabed, a mis fin hier à la polémique ayant circulé ces dernières semaines faisant état d’une possibilité de l’organisation d’une seconde session du Baccalauréat cette année. Selon lui, «cette question n’est pas à l’ordre du jour ». Lors d’une conférence de presse animée au siège du ministère de l’Éducation, le successeur de Nouria Benghabrit et l’ex secrétaire-général dudit département, a affirmé, à ce propos, qu’il n’y pas de raisons valables qui poussent à prendre une telle décision, arguant que l’année scolaire s’est déroulée dans de bonnes conditions ce qui a permis d’avancer positivement dans les programmes. En réponse donc aux différentes associations de parents d’élèves qui ont été à l’origine de cette «cacophonie», Belabed estime ne pas y voir d’intérêt de programmer une deuxième session de cet examen national, d’autant que cela impliquerait une mobilisation de moyens matériel et humain dont, à titre d’exemple, les enseignants qui seront privés de leur congé. Toujours au sujet du prochain examen officiel du Bac, le ministre a assuré que les questions des différents sujets seront basées sur des leçons ayant été dispensées au cours de l’année scolaire, et que les élèves ne risquent pas d’avoir de mauvaises surprises à ce propos. Pour ce qui est de la sécurisation de cet examen, notamment contre la fraude électronique, Belabed a expliqué que les mesures prises l’année dernière, et « qui ont donné de bons résultats », seront maintenues cette année, précisant, toutefois, que la question de recourir à la coupure d’internet n’a pas encore été tranchée pour le moment. « Cette mesure est compliquée et problématique, et ça ne relève pas des prérogatives du ministère. Rien n’est donc encore décidé », a-t-il en effet déclaré. Le ministre a fait savoir, cependant, qu’avec la coordination du ministère de la défense nationale, il a été décidé d’équiper les différents centres régionaux de l’office national des examens et concours (ONEC) de brouilleurs afin d’éviter toute fuite de sujets. Tout en appelant à combattre ce phénomène qui menace la crédibilité du BAC, il a rappelé, dans ce contexte, l’enregistrement de pas moins de 1700 cas de fraude dans les centres de déroulement à travers l’utilisation des moyens technologique au bac 2018, avec parfois la complicité de personnes à l’extérieur. Dans un autre registre, le ministre du secteur de l’éducation a fait savoir qu’il a été décidé lors du conseil interministériel organisé le 12 mai dernier, de revoir, à la hausse, les primes consacrées au personnel chargé d’élaborer les sujets d’examens de fin de cycles pour les trois paliers. Il a indiqué, d’autre part, qu’à partir du 16 mai prochain, 130 fonctionnaires dont des enseignants et des inspecteurs et des cadres du secteur seront réquisitionnés et isolés au centre de l’ONEC pour une période de plus d’un mois pour se charger de cette mission.

« Les préparatifs pour le déroulement des examens nationaux achevés»
Abdelhakim Belabed a assuré, par ailleurs, que le ministère de l’éducation nationale a achevé l’opération de préparation pour assurer un déroulement, dans le calme et la sécurité, des différentes épreuves de fin de cycle primaire, du moyen et du secondaire. En matière de chiffre, le ministre a indiqué que le nombre de candidats à l’examen de cinquième est de 812 655, au moyen 631 395 candidats, et enfin au BAC, 674 831 candidats dont 263 400 candidats libres.
Ania Nait Chalal

Source : lecourrier-dalgerie

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