Acteur majeur, l’Algérie participera à la Conférence internationale sur la Libye à Paris

Algérie –Lors de la conférence des chefs de mission diplomatique, le ministre des affaires étrangères a laissé entendre que l’Algérie va bel et bien participer à la conférence internationale sur la Libye vendredi prochain à Paris mais que le président de la république, Abdelmadjid Tebboune n’y prendra pas part.

Selon le chef de la diplomatie algérienne, cette décision est motivée par les propos tenus mardi 9 novembre par la présidence française disant que « l‘Algérie est un acteur majeur dans la région » et que le président français souhaitait la participation du président Tebboune à la conférence internationale sur la Libye qui aura lieu à Paris qui a pour but d » »aider la Libye à redevenir un pays stable », notamment en préparant l’élection présidentielle en Libye, prévue le 24 décembre prochain.

Malgré cela, Ramtane Lamamra a affirmé que Tebboune n’y prendra pas part puisque « les conditions ne sont pas réunies pour la participation personnelle du président de la République ».

Lire aussi :
Crise avec le Maroc : Si l'Algérie faisait la même chose que son voisin

L’histoire et la mémoire, l’origine de la crise

Par ailleurs, Ramtane Lamamra a commenté les propos qu’a tenu l’Élysée hier ce mardi. « Contrairement aux déclarations qui ont provoqué cette crise, ces propos sont rationnels puisqu’ils expriment du respect envers l’Algérie et son histoire ainsi que sa souveraineté »,dit-il.

« Il est connu que les relations entre l’Algérie et la France sont compliquées puisqu’elle est liée à l’histoire et à la mémoire », a déclaré le diplomate affirmant que dans cette crise « l’Algérie n’est pas responsable ». Selon lui, « l’Algérie n’est pas responsable de cette crise et elle a légitimement défendu sa dignité et celle de son peuple et le principe de l’ingérence dans les affaires internes de notre pays ».

Lire aussi :
Musée de l’Homme à Paris : 8 personnalités algériennes à l'honneur

Pour rappel, les tensions entre les deux pays se sont envenimées en octobre dernier alors que le président français, Emmanuel Macron a accusé le système algérien d’être « politico-militaire » et d’entretenir une « rente mémorielle » se questionnant sur l’existence d’une nation algérienne. « La construction de l’Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française? Ça, c’est la question », s’est-il demandé.

Le président Abdelmajid Tebboune a, pour sa part prévenu samedi dernier dans un entretien avec l’hebdomadaire allemand Der Spiegel qu’il ne ferait pas « le premier pas » pour tenter d’apaiser les tensions avec son homologue français qui, avec ses propos, « a rouvert un vieux conflit de manière totalement inutile ». « Pourquoi a-t-il dit ça ? Je pense que c’était pour des raisons électorales stratégiques », avait lancé le président Tebboune.

 

Abonnez-vous à notre chaine youtube

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

SUR LE FIL