Actualité en Algérie: le Canada lance une campagne de recrutement de nouveaux infirmiers algériens

Algérie –Dans l’objectif de doter les hôpitaux canadiens d’un grand nombre sous infirmiers, les autorités canadiennes ont lancé discrètement une campagne de recrutement de nouveaux infirmiers dans plusieurs pays africains dont l’Algérie. Plus de détails à travers cette ligne.

L’organisme Recrutement Santé Québec (RSQ) est la principale institution canadienne impliquée dans ce processus de recrutement. Il s’agit du recruteur officiel du ministère de la Santé et des Services sociaux pour les professionnels diplômés hors du Canada.

Le processus de sélection est actuellement en cours pour sélectionner le personnel infirmier qui sera autorisé à venir travailler et vivre au Canada notamment au Québec francophone. D’ailleurs, les premiers nouveaux infirmiers recrutés ont été affectés au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent qui est un Organisme public regroupant les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD), les centres hospitaliers (CH) et les centres locaux de services communautaires (CLSC) de la région du Québec.

« Ces projets de recrutement à l’international viennent bonifier les actions régionales et provinciales déjà connues, comme le rehaussement de postes à temps complet pour le personnel en place, l’octroi de bourses d’études pour des formations en tant qu’infirmier(ère) auxiliaire et l’ajout de mesures spéciales visant à favoriser le retour ou le maintien du personnel en soins par l’octroi de montants forfaitaires », explique à ce sujet le CISSS du Bas-Saint-Laurent.

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Cette campagne de recrutement risque d’aggraver la fuite du personne médical et paramédical en Algérie. Les médecins et infirmiers algériens sont régulièrement ciblés par des recruteurs étrangers qui leur proposent des salaires nettement plus élevées que leurs revenus dérisoires en Algérie sans oublier des conditions de vie beaucoup plus confortables dans des pays développés et stables. Tout le contraire de leur pays natal l’Algérie.

Selon le ministre de la santé le secteur public compte depuis 2015, 40.000 médecins généralistes, 17.000 spécialistes et 120.000 paramédicaux. Or, ce nombre n’est guère suffisant pour répondre aux besoins de la population algérienne et dans plusieurs régions, les hôpitaux sont privés du nombre adéquat d’infirmiers pour prendre en charge les patients.

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