Algérie : Le successeur de Bouchareb à la tête de l’Assemblée populaire serait choisi

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Algérie – Les députés du Front de libération nationale (FLN), à leur tête Mourad Halis, ne sont pas d’accord sur la question « Mouad Buchareb ». La guerre est silencieuse, mais elle persiste. Mouad Bouchareb et Mourad Halis ne semblent pas capables de trouver un terrain d’entente.

Selon des sources parlementaires bien informées, le FLN est plus que jamais décidé à destituer le président de l’assemblée populaire nationale, Mouad Bouchareb. Le clan « anti-Bouchareb » aurait choisi un autre président, qu’il voit à la tête de la chambre basse. Il s’agirait de Mourad Halis.

Nommé vice-président de l’APN, Mourad Halis se voit déjà président

Selon la source de ObservAlgérie, « si Halis Mourad paraît novice en politique, puisqu’il n’a été élu qu’en 2017 sur la liste FLN d’Alger, ce dernier n’est pas inconnu de la famille politique, puisqu’il a toujours travaillé dans les coulisses des Bouteflika ». D’après notre interlocuteur, « en plus d’une grande amitié, Mourad Halis était l’avocat de la famille Bouteflika avant de se reconvertir dans les études notariales ».

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Ainsi, Mourad Halis incarne une lueur d’espoir dans la nouvelle pyramide politique du FLN. Ses camarades voient en lui le futur président de l’assemblée populaire nationale. Ils retirent, de ce fait, leur confiance à l’ancien coordinateur nation du FLN, Mouad Bouchareb. Selon eux, Bouchareb serait un président illégitime. Un ancien communiqué adressé à Mouad Bouchareb stipule :

« Nous sommes des députés du groupe parlementaire FLN, exprimons notre inquiétude de la situation prévalant actuellement à l’APN suite aux mesures anticonstitutionnelles et illégales qui ont mené à l’élection d’un président illégitime à l’Assemblée ».

Bouchareb illégitime et Halis un cas de non-conformité

Selon notre source, « d’un côté, Mouad Bouchareb a pressenti la menace que représente Halis. Il aurait donc demandé à étudier le dossier de Mourad Halis afin de lui retirer l’adhésion à l’APN ». Une tâche qui s’est avérée facile, « puisque ce dernier exercerait actuellement deux fonctions, celle de notaire et celle de député. Chose qui est interdite par le règlement de l’APN. Le notaire serait alors non conforme à la députation », a-t-on appris de notre source.

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« D’un autre côté, Mourad Halis se dit victime d’un règlement de compte personnel. Le vice-président de l’assemblée avait fait un écrit où il expliquait que la commission juridique de l’Assemblée populaire nationale avait déjà étudié cette question. En début de mandant, elle avait tranché en sa faveur ».

Par ailleurs, ce député avait également expliqué « qu’il s’engageait à donner des prestations bénévolement tout au long de son mandant législatif ». « En plus d’une demande d’audition auprès du président de l’Assemblée populaire, Halis aurait réuni (à travers une pétition) bon nombre de signatures de la part des députés FLN et RND, attestant que ce député-notaire ne serait pas un hors la loi ».

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