Laxisme et absence d’autorité

0
Source :

Les responsables locaux ne cessent d’être mis à l’index. En cause, les échecs de la gestion déléguée, l’occupation des espaces publics et l’anarchie qui y règne.

Les différents marchés de Bordj Bou-Arréridj, particulièrement les anciens, très fréquentés, ne sont ni structurés ni dotés des équipements adéquats pour répondre aux exigences des habitants.
Les pseudo-marchés de Boumezrag et de Bab M’sila, érigés le long de l’oued Lagraf, sont des points noirs qui illustrent le laisser-aller et le manque de contrôle rigoureux des produits exposés à la vente.
Sur place règnent l’anarchie et le désordre, les déchets jonchent le sol, les stationnements illicites des voitures et des camions créent des embouteillages cauchemardesques. Tout cela génère des pollutions diverses : environnementale, sonore et visuelle.
Ces marchés continuent de fonctionner dans l’indifférence totale des uns et des autres et dans une anarchie absolue.
Certains commerçants se sont approprié les trottoirs et la chaussée sans se soucier des lois réglementant le secteur.
Concernant l’hygiène, on remarque que le laxisme des autorités encourage certaines pratiques qui nuisent à la santé des citoyens. Les légumes, les fruits, les poissons et d’autres denrées alimentaires sont exposés à longueur de journée sans soucier des répercussions négatives sur la santé des consommateurs.
Le poisson est vendu dans certains points sans aucun respect des normes de base.
Les services concernés, contactés, n’ont pas souhaité s’exprimer sur la question et n’ont pas daigné dévoiler un quelconque bilan des opérations de contrôle et des sanctions prises à l’encontre des contrevenants. Si les contrôles sont bel et bien effectués durant le mois sacré de Ramadhan, ce genre de marché est oublié le reste de l’année, abandonné aux commerçants qui dictent leur loi. L’anarchie dans ces marchés donne une image peu reluisante d’une ville qui s’efforce de promouvoir une gestion cohérente et intégrée de son espace urbain. “Notre calvaire, assure un habitué de ces marchés, dure depuis longtemps, sans que le moindre effort soit fait pour changer les choses.” Manquant de restructuration pour en faire des espaces organisés et répondant aux normes d’hygiène et de sécurité, ils ne bénéficient d’aucun plan de réaménagement en mesure de les adapter au développement urbanistique de la ville, qui est en expansion continuelle.
Ces marchés, censés être urbains, implantés dans l’anarchie la plus totale, n’offrent pas un cadre agréable au consommateur.
Certains animaux errant y circulent sans que les autorités se soucient des risques qu’ils représentent pour la santé du consommateur et pour la santé publique en général. Il est nécessaire aussi de rappeler que l’incivisme dans ces cas a atteint son paroxysme dans ces sites qui devraient être dans un état de propreté impeccable afin que ces lieux retrouvent leur plénitude d’antan, mais l’interrogation qui s’impose est pourquoi les responsables concernés ne font rien pour soulager les citoyens, les riverains et les automobilistes qui traversent cette partie de la ville ? À quand un réel réaménagement de toute la ville qui continue sa descente aux enfers ? Car l’anarchie qui sévit dans les marchés sévit dans tous les secteurs.

Lire aussi  Le secrétaire d’Etat américain Pompeo bientôt en visite à Rabat évite Alger et Tunis

Chabane BOUARISSA

 

Source : liberte-algerie

liberte-algerie

Source :

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici