Le maintien de madame Mokhtaria prolonge le règne de la corruption au sein de la justice algérienne

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Après la décevante défaite des juges face au pouvoir algérien lors de la conclusion d’un accord qui ne répond nullement à la nécessité d’asseoir l’indépendance de la justice algérienne, voici une autre mauvaise nouvelle qui confirme le statu-quo paralysant l’appareil judiciaire algérien. Preuve en est, en dépit de protestations de plusieurs magistrats et des plaintes déposées par de nombreux citoyens, la juge  Mokhtaria Gharbi née Touil Ragba, ex présidente du pôle pénal spécialisé d’Oran, a été maintenue dans ses fonctions et bénéficie toujours d’une impunité étonnante alors que son nom est cité et évoqué dans plusieurs dossiers de corruption.

En septembre 2017, cette juge avait alimenté un véritable feuilleton de scandales qui a tenu en haleine les réseaux sociaux en Algérie.  Suspendue temporairement de ses fonctions à cette époque, les algériens ont découvert ébahis que cette magistrate a pu s’offrir une villa de 20 milliards de centimes en plein coeur d’un quartier chic à Oran. Des commissions de 500 millions de centimes, des chambres à coucher en guise de cadeaux en contrepartie de verdicts bienveillants, la magistrate Mokhtaria Gharbi incarne à elle-seule depuis 2017 tout le cancer de la corruption qui ronge profondément la justice algérienne.

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En 2019, après le Hirak du 22 février et le départ, ensuite l’emprisonnement, de l’ancien ministre, Tayeb Louh, de nombreux juges et militants engagés dans la lutte contre la corruption s’attendaient à ce que Mokhtaria Gharbi soit sanctionnée, limogée et jugée comme ce fut le cas pour son mentor, l‘ex-inspecteur général du ministère de la Justice, Tayeb Benhachem placé sous mandat de dépôt depuis le 6 octobre dernier.

Selon nos investigations, Mokhtaria Gharbi est cité nommément dans l’instruction judiciaire concernant le rôle de Tayeb Louh et Tayeb Benhachem dans plusieurs dossiers d’abus de fonctions et de versements de pots-de-vin.  La magistrate controversée de la Cour d’Oran manoeuvrait avec le fils de Tayeb Benhachem pour influencer la mutation des juges et leur nomination dans les postes stratégiques.

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Nos investigations ont pu confirmer que Mokhtaria Gharbi était impliquée dans la ténébreuse affaire de la BCIA d’Oran. C’est aussi cette juge qui avait relaxé un potentat de la mafia politico-financière à Oran, à savoir le fameux Said Nebia propriétaire de Dolce Sol et associé avec son frère Mohamed Amine dans «Fouatih & Nebia», un consortium qui avait atteint au début des années 2000 une vingtaine d’entreprises commerciales faisant dans l’import et la grande distribution pour la plupart.

 

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2 Commentaires

  1. La nouvelle justice Algérienne crée par les Bouteflika a été toujours corrompue,elle est semblable a celle du Maroc,et comme le régime d’oujda gouvernent encore,je ne vois pas pourquoi sa change;tant qu’elle rapporte a ses créateurs;l’exemple du couple Belkcir; fils d’ouyahia et les autres

  2. Ben voyons, y a pas de corruption en Algérie, il faut arrêter de médire!
    Gaid veille sur le pays et lui et ses enfants,les pauvres vivent comme des zaouelis !
    Les corrompus ne sont pas ceux que vous croyez !
    D’après certains suppôts, c’est le peuple qui bouffe tout, surtout les Kabyles,!
    N’est ce pas Nanita, Salade, Salim et tous les autres !!!

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