Les Moudjahidine et sept partis politiques appellent au dialogue

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Les Moudjahidine et sept partis politiques appellent au dialogue

DIA-18 juin 2019: L’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) et sept (7) partis politiques ont appelé à la « concertation et au dialogue » des forces progressistes afin de construire « un pacte politique consensuel » qui définira les contours du processus de transition démocratique en Algérie.

« L’heure aujourd’hui est à la concertation et au dialogue des forces progressistes afin de construire un pacte politique consensuel qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique dans notre pays », ont indiqué ces partis politiques dans un appel « aux forces de l’alternance démocratique ».

Ces partis sont le Front des forces socialistes (FFS), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Parti des travailleurs (PT), le Parti socialiste des travailleurs (PST), le Mouvement démocratique et social (MDS), l’Union pour le changement et le progrès (UCP), le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) et Me Noureddine Benissad au nom de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH).

Pour ces partis, libérer une dynamique politique de construction d’un Etat de droit et des libertés et de la société est « une priorité en vue d’amorcer une véritable transition démocratique », ajoutant que c’est dans cette optique qu’une première rencontre de concertation et de dialogue est décidée d’un commun accord pour le 26 juin.

Ils ont réitéré leur appel à d’autres acteurs politiques, aux syndicats autonomes, au Mouvement associatif, ainsi que les personnalités nationales indépendantes et la communauté algérienne à l’étranger, qui « se reconnaissent dans cet appel à se joindre à cette initiative de concertation », en vue d’amorcer un dialogue « sans préalables, sérieux, responsable et inclusif » pour déboucher sur une « véritable transition » démocratique et l’édification d’un Etat de droit.

De son côté, l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) a souligné que la voie de sortie de la crise politique que traverse le pays consiste en « la préparation responsable et la réunion des conditions idoines » d’un dialogue national auquel participent tous les acteurs nationaux.

« Si la gravité de la crise était aujourd’hui une conviction partagée par tous les acteurs influents dans l’orientation du processus national, la seule voie à même d’y remédier consiste en la préparation responsable ainsi que la réunion des conditions idoines pour engager un dialogue national auquel prendront part tous les acteurs nationaux », a indiqué l’ONM dans un communiqué.

Pour l’ONM, « il est de son devoir de contribuer à l’enrichissement du débat national en proposant des éléments qui pourraient constituer un cadre de débats profonds et sérieux ».

« En ignorant l’application des articles 7 et 8, réclamée avec insistance par le Hirak populaire, la période de transition instituée par l’article 102 de la Constitution a engendré le constat actuel, à savoir un échec total », estime l’Organisation des moudjahidine ajoutant que « c’est là, le résultat naturel d’une réalité non objective en raison de différents facteurs, dont l’absence de conditions légales, organisationnelles, techniques et administratives ».

Une situation qui explique, selon l’oNM, « la conviction de la communauté nationale de l’impératif de rechercher ensemble une solution alternative alliant l’application des dispositions de la Constitution et les exigences de la réalité politique ».

Soulignant « la nécessaire implication de tous les acteurs dans la proposition de mécanismes pratiques, transparents et réalistes garantissant le passage d’une situation exceptionnelle à une autre normale donnant au pays l’opportunité d’engager de profondes perspectives permettant à notre peuple de réaliser un véritable développement national, répondant à ses aspirations au progrès social et à la prospérité économique (…) », l’ONM considère que « le dialogue national ou la Conférence nationale sont à même de conduire au plébiscite d’une personnalité nationale crédible et consensuelle pour assumer la gestion de la période après application de l’article 102 de la Constitution (90 jours) ».

Cette personnalité sera chargée de la formation d’une commission nationale indépendante qui supervisera sur le terrain, la préparation, l’organisation, la surveillance et l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, ainsi que la révision de la loi organique portant régime électoral.

Amir Hani

Source : Dia Algerie

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