L’IRG, cet impôt qui pénalise les pauvres salariés pour financer la fiscalité publique

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L’IRG, cet impôt qui pénalise les pauvres salariés pour financer la fiscalité publique

DIA-03 juillet 2019: Les pauvres salariés continuent de financer la fiscalité publique et de renflouer le Trésor public au moment où les grands commerçants et autres patrons ne paient pas leurs impôts, devenant ainsi des spécialistes de l’évasion fiscale.

Cette situation est engendrée par le fameux impôt sur le revenu global (IRG), qui est une invention de l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia. En effet, l’IRG, payé par les salariés, a généré en 2018 plus du quart de la fiscalité ordinaire budgétisée, soit le même taux de contribution à cette fiscalité enregistré depuis plusieurs années, selon les statistiques du ministère des Finances.

L’IRG sur salaires, un impôt retenu à la source, a ainsi rapporté 691,85 milliards de dinars (mds DA) en 2018 (contre 685,73 mds DA en 2017), alors que l’IRG sur les autres revenus s’est chiffré à 92,17 mds DA (contre 84,6 mds DA), selon les données communiquées par le ministère.

L’IRG sur salaires a alors représenté 26% des recettes fiscales ordinaires recouvrées et budgétisées en 2018 lesquelles se sont établies à 2 648,5 mds DA. L’Algérie comptait en 2018 un peu plus de 11 millions de salariés, selon l’ONS.

Quant à l’impôt sur le revenu des sociétés (IBS), soumis au système déclaratif, il a rapporté au Trésor 384,42 mds DA (contre près de 420 mds DA en 2017), soit une baisse de 8,5%.

Le produit des impôts divers sur affaires s’est chiffré à 1.061,8 mds DA (contre 991 mds DA) dont 486 mds de DA recouvrés de la TVA imposée aux importations et 332 mds de DA de la TVA imposée à la consommation intérieure.

On aura remarqué que les salariés ne peuvent pas échapper au fisc dans la mesure où le prélèvement s’effectue à la source, ce qui n’est pas le cas des commerçants et autres fonctions libérales qui pratiquent au vu et au su du Pouvoir l’évasion fiscale. Un des exemples les plus édifiants de cette évasion fiscale se situe au square Port-Saïd où les devises sont échangées à des taux fixés par le marché parallèle. Les sommes d’argent qui circulent à Port-Saïd sont évaluées à des milliards de dinars, et paradoxalement le Trésor public ne bénéficie d’aucun centime de ces transactions. Une véritable injustice quand on sait que les salaires des fonctionnaires algériens subissent une véritable érosion à cause de l’IRG !

Amir Hani

 
 
 

Source : Dia Algerie

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