LOI SUR LES HYDROCARBURES Arkab défend le projet de révision

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Interrogé, à l’issue de sa visite à Boumerdès, sur l’opportunité de la révision de la loi sur les hydrocarbures par le gouvernement actuel, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, a tenu à préciser que le projet de révision a commencé début 2017.

«Nous devons parler avec franchise. Nous avons constaté que la consommation nationale en matière d’hydrocarbures, et l’énergie en général, est en augmentation constante. Cette augmentation est de l’ordre de 7%. Exceptionnellement cette année, l’augmentation de la consommation de l’électricité a été évaluée à 12%. Faut-il rappeler qu’en Algérie, l’électricité provient à 99% du gaz ? L’étude sur la révision de la loi sur les hydrocarbures a été lancée en 2017. Une commission présidée par le ministre de l’Energie et composée d’experts du ministère et de la Sonatrach et d’autres secteurs ont suivi pendant 2 années ce projet. En parallèle, une très large consultation a été menée. Cette consultation a été élargie aux experts algériens et aux anciens directeurs de la Sonatrach. L’opération vise à mettre en place une loi attractive pour attirer un plus grand nombre de sociétés étrangères spécialisées et en possession de technologies et de capitaux et participer aux activités aux côtés de Sonatrach dans divers secteurs d’activités des hydrocarbures.

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Ce projet de réforme a pris en considération tous les aspects, législatifs, financiers et fiscaux. Cette réforme inspirée de ce qui se fait dans le monde rend la loi plus souple pour mettre Sonatrach au centre d’intérêts dans le système de coopération. Une fois approuvée, cette loi ne permet pas la signature de contrats de partenariat sans l’accord du Conseil des ministres. Pour répondre à votre question, je dirais que c’est le Conseil des ministres qui donne son aval pour tout accord de partenariat. Il n’y a donc aucune crainte. En tant qu’Algériens nous devons être réalistes. Nous devons rechercher l’intérêt de l’Algérie. En effet, dans le domaine de l’exploration, nous constatons un rétrécissement.

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Sur 67 zones d’exploration mises aux enchères depuis 2005, nous n’avons reçu que 19 propositions. Sur ces 19 offres, seuls 13 contrats ont été signés. Si nous avions pu signer 67 contrats d’explorations, faites le calcul sur le pouvoir de renouveler nos capacités pétrolières. Nous devons attirer des partenaires imposants dans la scène mondiale pour des partenariats dans 3 domaines mondialement utilisés , à savoir l’enchère, le partenariat ou le partage de la production. Plus important, la règle de 51/49 reste garantie. A aucun moment il n’a été question de la supprimer. Notre seul souci est comment augmenter les stocks de l’Algérie en gaz et pétrole et comment faire face à la consommation en constante augmentation.»

Il est évident que tenter de convaincre une opinion publique en divorce avec l’Autorité avec des arguments technico-commerciaux n’est pas chose aisée.
Abachi L.

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