REMISE EN LIBERTÉ PROVISOIRE DE LOUISA HANOUNE La demande en appel examinée le 15 juillet

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La demande de remise en liberté provisoire de la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, sera examinée de nouveau le 15 juillet par la chambre d’accusation au niveau du tribunal militaire de Blida, selon des sources proches du parti.
Convoquée par le tribunal militaire de Blida en qualité de témoin le 9 mai dernier, Mme Hanoune a été placée le même jour sous mandat de dépôt pour “complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité du commandant d’une formation militaire” et “complot pour changer le régime”.

Ses avocats ont présenté une première demande de remise en liberté, mais elle a été rejetée lors de l’audience qui s’est déroulée le 20 mai, malgré la détérioration de son état de santé et les multiples appels de la classe politique et de plusieurs autres voix pour sa libération immédiate. La santé de Louisa Hanoune, atteinte de plusieurs maladies chroniques, se détériore dangereusement, nécessitant les meilleures conditions de soins hors du milieu carcéral où elle est jetée depuis un mois”, a déclaré le PT dans un communiqué, affirmant que Mme Hanoune, au long parcours militant, a fait plusieurs malaises depuis sa détention qualifiée à juste titre d’abusive.

La SG du PT a même alerté la direction du pénitencier de Blida, où elle est détenue, en vain. Pis encore, le Parti des travailleurs a dénoncé le rejet par le refus des autorités de l’accès aux médecins traitants, tenant «comme responsables les pouvoirs publics quant à tout développement fâcheux dans le dossier de l’affaire Louisa Hanoune”, qui a suscité de vives réactions en Algérie et un élan de solidarité internationale.

Pour rappel, Mme Hanoune avait été convoquée  par le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida pour être entendue dans le cadre de l’enquête ouverte contre les deux anciens chefs des Renseignements Athmane Tartag et Mohamed Mediène, ainsi que Saïd Bouteflika, le frère de l’ancien chef d’État Abdelaziz Bouteflika, poursuivis, eux aussi, pour “atteinte à l’autorité de l’Armée et complot contre l’autorité de l’État”. Ces derniers sont également placés sous mandat de dépôt depuis le 4 mai.

L. M.

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