Sahli, Bekhlili, Mesdour et Zaghdoud, les dindons de la farce

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L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) qui a rendu publique la listes des cinq candidats retenues pour l’élection présidentielle du 12 décembre prochain, aura dévoilé les fausses promesses et les ambitions démesurées de certains candidats qui s’étaient distingués par leurs sorties médiatiques controversées.

Il s’agit notamment du secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli qui avait voulu faire croire avoir récolté plus de signatures qu’il en faut. Sahli qui avait défendu bec et ongle la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un 5ème mandat, avait indiqué qu’il avait déâssé le nombre de signatures requises et s’était contenté de remettre à l’ANIE le nombre de formulaires lui permettant de devenir candidat à la présidentielle.

Selon Mohamed Charfi, président de l’ANIE, Sahli n’a pu récolter des signatures que dans six wilayas, précisant que des formulaires ont été signés par des citoyens âgés de moins de 18 ans. Pis encore, les noms de certains signataires ayant apposé leurs signatures sur les formulaires remis par Sahli, figuraient chez d’autres candidats.

Selon toujours le président de l’ANIE, sur les 66 000 formulaires remis par Sahli, 42 000 étaient nuls et 18 000 ont été carrément refusées. En d’autres termes, les déclarations de Sahli concernant ses capacités à recueillir un nombre impressionnants de signatures étaient fausses.

L’autre dindon de la farce, c’est bien évidemment le producteur et journaliste Slimane Bakhlili qui n’a pas réussi à récolter le nombre de signatures requises. Pourtant, ce dernier qui a fait le tour des plateaux de télévision, avait fait croire qu’il a dépassé le nombre de signatures exigées, se voyant déjà président de la République. Bekhlili qui a confondu la présidentielle avec son émission «Khetem Souleimane»,a vérifié à ses dépens que la présidentielle est loin d’être un jeu ou une émission de divertissement.

Il en est de même pour l’économiste islamiste Farès Mesdour qui s’est rendu compte que se porter candidat à la présidentielle n’a rien à voir à sa participation aux débats télévisuels. Mesdour avait dénoncé le comportement de «certains candidats qui paient des citoyens pour remplir les formulaires de souscription individuelle», précisant que ces comportements ont été observés dans plusieurs APC du pays. Une manière de justifier son échec.

Enfin, le président du Rassemblement algérien (RA) Ali Zaghdoud qui avait participé aux précédents rendez-vous électoraux, a remis un dossier vide à l’ANIE, selon le président de cette dernière. Il est donc à se demander comment Zaghdoud, qui est un ancien fonctionnaire à la présidence de la République, parvenait à récolter les signatures ayant lui permis de participer aux précédentes élections présidentielles. Toutefois, Zagdoud qui gère son parti avec ses enfants, manquera aux réseaux sociaux, sachant qu’il a toujours fait le buzz par ses déclarations invraisemblables, notamment quand il avait appelé à «offrir le bac à tous les candidats» à cet examen ou quand il a été incapable de donner le prix d’un kg de pomme de terre.

Amir Hani  

 

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