Affaire des deux mosquées taguées en France : un ex-candidat du R N le parti de Marine Le Pen impliqué

Algérie –Apparemment l’affaire des deux mosquées taguées en France en novembre dernier a décidé de refaire la surface. Selon les dernières nouvelle, ce acte qui avait provoqué l’indignation chez la communauté musulmane en France, porte, la signature de l’extrême droite, suite à l’implication d’un ex-candidat du Rassemblement National, le parti de Marine Le Pen , qui a avoué ce jeudi 13 janvier devant la justice avoir été derrière les tags. Les détails dans cette édition de ce samedi 14 janvier 2022. 

 



Les évènements  remontent il y a presque deux mois, lorsque dans la nuit du vendredi 19 et samedi 20 novembre 2021, la mosquée « Sounna » et celle de Fontaine-Ecu, situées toutes deux à Besançon, dans le département Doubs à l’est de la France , ont été vandalisés avec des tags représentant la croix de Lorraine, symbole du gaullisme et de la Résistance détournés pour délivrer un message anti-musulmans.



Trois mosquées à Besançon, taguées avec des croix de Lorraine


Plusieurs croix de Lorraine recouvraient la mosquée « Sounna », notamment les murs, le portail ainsi qu’une voiture garée non loin. Tracées à l’aide d’une bombe de peinture rouge vif, les croix de Lorraine sont également ciblées un deuxième lieu de culte musulman. Il s’agit de la mosquée de Fontaine-Ecu, située à la rue de Chaillot, toujours à Besançon. Les faits se nécessitent entre minuit et 6 h 30 du matin, selon la police.

Signalons que quelques jours avant, soit le 7 novembre 2021, des tags similaires avaient été découverts sur une mosquée dans le même département. Des actes de vandalisme qui avaient provoqué l’indignation chez les musulmans de France, mais aussi au sein d’un grand parti de l’opinion publique.

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Un ex-candidat du Rassemblement National (RN) a affirmé devant la justice avoir été derrière les actes de vandalisme.

 

Suite à l’enquête diligentée par la police, un ancien candidat du RN aux élections départementales a été appréhendé dans l’affaire des tags. Présenté devant le parquet, le mis en cause a reconnu avoir tagué en novembre 2021 des croix de Lorraine sur trois mosquées dans le Doubs.

C’est ce qu’a indiqué ce jeudi 14 janvier 2022 le procureur de la République de Besançon. Placé sous contrôle judiciaire, le mis en cause sera jugé le 9 février prochain.

« Les mosquées, ce n’est pas la France », avoue le mis en cause devant le procureur
Âgé de 23 ans, le candidat perdant du RN aux élections départementales dans le canton de la Cluse-et-Mijoux a reconnu devant le procureur avoir inscrite des croix de Lorraine sur trois mosquées inclinées à Montlebon, Pontarlier et Besançon en novembre 2021. Selon le représentant de la justice, le mis en cause a expliqué son acte par le fait que « la religion musulmane n’est pas compatible avec les valeurs de la France » et que « les mosquées, ce n’est pas la France ».

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