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Affaire Saïpem : Farid Bejaoui et Omar Habour relaxés par le tribunal de Milan

La cour d’appel de Milan a relaxé, hier mercredi, le groupe italien Saipem et son ex-président, condamnés en première instance pour des soupçons de corruption internationale en Algérie, et a confirmé la relaxe de sa maison-mère, ENI, et de son ex-patron, Paolo Scaroni.

Relaxés également l’ex-directeur financier de Saipem puis d’ENI, Alessandro Bernini (quatre ans et un mois en première instance), et les prévenus algériens Farid Nourredine Bedjaoui, un homme de confiance de l’ancien ministre Khelil qui aurait servi d’intermédiaire (cinq ans et cinq mois de prison initialement), Samyr Ouraied, un proche de M. Bedjaoui, et Omar Habour, soupçonné d’avoir participé au blanchiment de l’argent (quatre ans et un mois chacun). Comme l’ensemble des prévenus, ENI et Saipem avaient toujours contesté les accusations. L’ex-ministre Chakib Khelil n’était pas prévenu dans ce dossier.

Ce dossier se conclut en appel par une relaxe générale, sociétés, employés de Saipem et ENI et intermédiaires supposés algériens. Les charges concernaient le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables publics algériens entre 2007 et 2010. Selon l’accusation, ce versement avait permis à Saipem d’obtenir des contrats pour 8 milliards d’euros et à ENI d’avoir l’autorisation de l’ancien ministre algérien de l’Energie, Chakib Khelil, d’acquérir les droits d’exploitation du gisement de gaz de Menzel, via l’achat de la société First Calgary Petroleums.

 

 

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