AHMED LARABA À PROPOS DE LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : « Nous sommes exclusivement chargés d’élaborer des propositions »

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Le Comité chargé de la révision de la Constitution, composé d’experts constitutionnalistes, a pour mission « simplement d’élaborer des propositions », a affirmé lundi à Alger, son président, le professeur Ahmed Laraba.

« Nous sommes un comité d’experts constitutionnalistes et experts en droit. Nous ne sommes pas une constituante mais un comité chargé d’élaborer des propositions qui seront soumises au Président de la République », a souligné M. Laraba sur les ondes de la Radio nationale. Appelant à éviter les malentendus et les équivoques, il a tenu à préciser que le comité « est chargé, non pas d’adopter, mais de faire des propositions », ajoutant qu »‘après la fin de la formulation des propositions, celles-ci pourraient être élargies aux acteurs politiques, les politologues, les sociologues, les économistes et autres pour enrichir le débat », a-t-il ajouté.

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En outre, M. Laraba a mis en avant la question de relative à l’équilibre entre les pouvoirs, « une question sur laquelle le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a mis l’accent dès son investiture », ajoutant que cette question « est au coeur de la lettre de mission fixée au comité ». L’expert a rappelé, dans le même cadre, que « la Constitution est un texte fondamental pour l’organisation de la société, des pouvoirs publics et du citoyen dans le cadre du respect des droits de l’Homme et des libertés dont il faut penser à l’application, d’où la nécessité d’assurer l’équilibre entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ».

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Pour ce faire, M. Laraba a souligné la nécessité de « faire un bilan des insuffisances, des déviations et des détournements de la règle constitutionnelle ». Dans ce sens, a-t-il poursuivi, « il faut essayer de trouver des garde-fous, de renforcer le contrôle du Parlement sur l’exécutif et aussi de penser au rôle du juge qui est considéré comme le gardien du respect des droits de l’Homme et des libertés publiques ». Il a précisé, à propos de la réforme de la Constitution, que « l’évolution du droit doit combiner à la fois rupture et continuité, à travers le maintien d’un certain nombre de règles et soumettre d’autres à des amendements ».

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