Alger : une patiente gravement atteinte de COVID-19 morte à l’hôpital Beni Messous parce qu’on lui a volé… sa bouteille d’oxygène médical

Algerie Part Plus – La pénurie de l’oxygène médical suscite des drames inédits et totalement affolants en Algérie. Le Centre Hospitalo-Universitaire de Beni Messous, l’un des plus grands hôpitaux de la capitale Alger, a été le théâtre d’une séquence cruelle qui témoigne de la gravité de la crise sanitaire en Algérie et de ses dérapages inquiétants. 

En effet, le mercredi 4 août, une patiente gravement atteinte des formes les plus graves de la COVID-19 est décédée au sein de cet hôpital algérois après avoir été victime d’un vol caractérisé et inédit jusque-là. Des inconnus ont profité d’un moment d’inattention du fils de cette maman gravement malade et souffrante d’une insuffisance respiratoire pour lui voler sa bouteille d’oxygène, le précieux objet qui est désespérément recherché sur l’ensemble du territoire national par les familles des patients infortunés qui ont besoin de l’oxygène médical pour survivre à leur sévère contamination par le coronavirus COVID-19 et son dangereux variant Delta.

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Privée de sa bouteille d’oxygène, la pauvre femme n’a pas pu résister longtemps au maudit virus qui a fini par « dévorer » entièrement ses poumons affaiblis. Elle est décédée ainsi quelques heures après cette « agression » totalement inédite. Son fils, accablé par le chagrin, n’a pas pu identifier les voleurs ni récupérer rapidement une nouvelle bouteille d’oxygène médical pour assurer la survie de sa mère, une patiente fragile et une proie facile pour un virus ravageur boosté par ces nouvelles mutations génétiques.

Ce drame a bouleversé les autres patients et les soignants du CUH de Beni Messous. Un profond sentiment d’indignation s’est emparé de toutes les familles des patients hospitalisés dans ce CHU névralgique de la capitale Alger. Les voleurs de la bouteille d’oxygène n’ont jamais été retrouvés. Ce vol a été perpétré au moment où le fils de la défunte patiente était sorti sentir un peu l’air et fumer une cigarette à l’extérieur du bloc de l’unité COVID=19 de l’hôpital  de Béni Messous. Ce drame démontre plus que jamais que le système de santé algérien s’est effondré face aux effets désastreux de la 3e vague de l’épidémie de COVID-19. La pénurie de l’oxygène médical a donné naissance à des fléaux d’une immoralité absolue. Certains algériens sont prêts à voler, voire violenter les autres pour obtenir une bouteille d’oxygène qui pourrait sauver leur père, mère ou un parent gravement malade.

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