Algérie : d’ici 2024, 50% de la population adulte sera dotée de cartes de paiement électronique

Algérie –Ce lundi 18 octobre 2021, à Alger l’administrateur du Groupement d’intérêt économique monétique (GIE Monétique), Madjid Messaoudene a indiqué que plusieurs intervenants du secteur de la monétique en Algérie ont discuté sur la  mise en circulation de 6 millions de cartes de paiement électronique supplémentaires , permettant d’atteindre l’objectif de doter 50% de la population adulte d’une carte bancaire d’ici 2024 .


L’objectif est d’atteindre 16 millions de cartes d’ici 2024, permettant de doter la moitié de la population algérienne adulte d’une carte bancaire. A cet effet, notons qu’actuellement 10 millions de cartes bancaires (CIB ou Dahabia) sont en circulation, a précisé M. Messaoudene. Ce dernier s’exprimait lors d’une conférence sur la stratégie monétique en Algérie, organisée en marge du 2ème Salon du Digital, Technologie et IOT (Digitech) qui tient du 16 au 18 octobre courant au Centre international des Conférence (CIC) d ‘Alger. Mieux, M.Messaoudene a également souligné que la stratégie nationale, dans ce domaine, repose sur la poursuite de la généralisation des terminaux de paiement électronique (TPE), précisant que plus de 39.000 TPE sont aujourd’hui opérationnels à travers le territoire national. Le développement du paiement par internet est également ajouté comme un axe important dans cette stratégie, a ajouté M. Messaoudene, rappelant que la mise en place d’un portail web permet de drainer les web marchands et facilite leur intégration dans ce processus un accélèrent le processus cette opération.

Le paiement par internet sera également boosté par la mise en place de l’interopérabilité entre les cartes CIB (banques) et Dahabia (Algérie Poste), a noté le responsable, expliquant que cette opération permettra aux clients disposants d’une carte Dahabia de payer des services auprès des marchands Web, dont la plupart d’entre eux sont domiciliés aux niveaux des banques. Rappelant qu’Algérie poste la majorité des cartes bancaires en circulation, M. Messaene estime cette jonction entre les deux réseaux, entrée dans « sa phase finale » pour se transmettre dans « les semaines à venir », permettra de dynamiser le paiement par internet en Algérie. Pour sa part, le représentant de la Société d’automatisation des transactions interbancaires et de monétique (Satim), Mohamed Nabil Dehri, a indiqué dans son intervention sur « l’émission instantanée E-Paiment », que ce mode de paiement qui a commencé timidement en Algérie en novembre 2016 avec 10 marchands web, notamment les grandes sociétés (Air Algérie, Sonelgaz, Seaal), s’est développé davantage dernièrement. L’arrivée du cadre réglementaire (loi sur le E-commerce) en 2018, puis le portail digital du E-paiement début 2021, permettant aux opérateurs et aux commerçants d’intégrer ce mode de paiement, a fait passer le nombre des web marchands de 30 en 2018 à 120 actuellement, tandis que 200 marchands Web sont en cours de certification, at-il précisé. Dans ce sens, il a souligné que l’objectif est d’atteindre au moins 500 marchands web d’ici la fin de l’année en cours et plus de 1.000 marchands web à partir de 2022, ajoutant que la mise en place prochaine de l’interopérabilité entre les cartes CIB et Dahabia sera d’un grand apport sur le développement du paiement électronique, web et mobile en Algérie. Par ailleurs, dans son intervention sur « la digitalisation bancaire et expérience client », le chef de département marketing et communication de Gulf Bank Algeria (AGB), Amine Kermezli, a souligné la mutation du consommateur algérien vers le digital ces dernières années, ce qui a imposé aux banques de suivre cette transformation.

La Covid-19 a boosté le secteur

 Le secteur de la monétique en 39. Algérie de millions de billets actuellement 3.052 distributeurs automatiques (DAB), 10. Signalons que cette mutation  « s’est accélérée », selon lui, depuis la propagation de la pandémie du Covid-19 en Algérie qui a permis de trouver des solutions digitales pour servir le client à distance et la dématérialisation de certains processus au niveau des banques. Il s’agit l’a d’un avis partagé par le représentant de la startup Beyn, spécialisée dans la Fintech, Reda Benbouzid, qui a estimé qu’actuellement la transformation digitale est au centre de tous les cœurs des métiers (banques, commerce , transport), tandis que l’écosystème numérique est en pleine expansion en Algérie, notamment avec la volonté affichée par les pouvoirs publics d’aller vers une économie numérique. Il a également souligné que le paiement dématérialisé « commence à rentrer dans les mœurs de l’algérien », renforcé par l’épisode de la pandémie du Covid-19 qui a incité davantage les clients à opter pour ce type de transaction, notamment après l ‘instauration des mesures du confinement et de la distanciation sociale. A cet effet, le développement des solutions numériques et pour mieux répondre aux besoins des clients s’avère « une nécessité absolue » selon M. Benbouzid, précisant que le rôle des startups dans cet écosystème est de proposer « des idées brillantes destinées à devenir des opportunités concrètes » au service de l’Algérie

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