Algérie : Le meurtre de Djamal Ben Ismail suscite toujours l’indignation

La mort de Jamal Ben Ismail continue de faire couler beaucoup d’encre. En effet, la version officielle du gouvernement algérien sur le meurtre de ce dernier considérant le MAK et le Maroc comme les véritables responsables, il n’en demeure pas pour autant que d’autres pensent à une instrumentalisation de cette affaire à des fins politiques. 

De vive voix se sont levées pour contester la version donner par les autorités algériennes sur la mort tragique du jeune Djamal Ben Ismail. Selon le gouvernement algérien, le mouvement d’autodétermination de la Kabilie ainsi que le Maroc sont les responsables de cette tragédie. Allégations battu en brèche par l’ancien ministre et candidat malheureux aux élections présidentielles de 1999, Noureddine Boukrouh.

Dans une longue intervention sur sa page Nacebook, Boukrouh estime qu’il y a des non-dits sur les “révélations” faites par la police judiciaire dimanche dernier.

Toutefois, il a tenu à rappeler le malheureux assassinat de Mouhamed Boudiaf survenu en mars 1992 dès suite d’une réunion avec le roi Hassan II du Maroc de l’époque. Une manière pour lui de classer le meurtre de Djamal Ben Ismail dans la lignée des “crimes d’États”. Sa contribution est titrée: “Le supplice de Djamal Ben Ismail”.

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Meurtre commanditer par une main invisible

Noureddine Boukrouh a, de ce fait, demander aux autorités de situer les responsabilités dans cette affaire qu’il qualifie de “meurtre collectif”. Il estime que l’ordre de tuer vient d’en haut et que c’est commanditer par une main invisible.

“Ce sont ceux-là qui doivent être jugés, mais je suis sûr que le pouvoir qui a imposé à son pays une ‎Constitution et une Assemblée nationale avec 4% des voix, ne le fera pas et continuera à ‎collectionner les erreurs jusqu’à l’explosion de la machine”, dit-il.

Par ailleurs, le site Algérie Part Plus a pointé du doigt une machination orchestré par le pouvoir pour accuser “injustement” le Maroc ce, pour des “fins purement politiques”. La même source révèle qu'”un plan d’action a été tracé pour communiquer à la Justice algérienne et à l’opinion publique nationale un nouveau récit destiné à disculper totalement les policiers relevant de la sûreté urbaine de la Larbaâ Nath Irathen”. Le journal accuse directement la police qui d’après lui, n’a rien fait pour empêcher ce lynchage sur la personne de Djamal.

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Toujours pas le moindre preuve sur les vrais coupables de ces incendies

Toujours dans sa contribution l’ancien ministre affirme que “deux ou trois rafales tirées en l’air ‎auraient suffi pour mettre fin à l’expédition meurtrière” ainsi permettant d’épargner la vie du défunt.

Dans le même sillage, le parti des travailleurs de Louisa Hanoune explique que le drame de l’exécution de Djamel Ben Ismail “ne saurait escamoter la tragédie immense et horrible causée par les incendies qu’ils soient d’origine criminelle ou pas (…) ni taire le débat politique autour des responsabilités politiques”.

Pour rappel, dix jours après les incendies, la police n’a toujours pas présenté le moindre preuves sur les vrais coupables même si le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune a annoncé l’arrestation de 22 personnes impliqués dans cette affaire:

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