Algérie : Mokrane Ait Larbi fustige les décisions de Gaid Salah

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Algérie – L’avocat et militant des droits de l’Homme Mokrane Ait Larbi a déclaré, ce lundi 6 mai lors du forum du journal Al Hiwar, que le chef de l’état-major de l’armée Ahmed Gaid Salah se comporte comme un leader politique.

Mokrane Ait Larbi n’a pas mâché ses mots envers l’institution militaire et son chef, le Général Gaïd Salah, qu’il accuse de l’avoir transformé en « parti politique ». L’avocat a, par ailleurs, dénoncé les atteintes à la Constitution et son piétinement par l’institution militaire.

Maître Mokrane Ait Larbi regrette que les décideurs continuent à tourner le dos aux revendications populaires et que les rôles des institutions ne soient pas respectés. Il s’est attaqué notamment au vice-ministre de la Défense, qui s’est accaparé les médias.

« Gaïd Salah s’adresse aux officiers comme aux militants d’un parti politique » ~ Mokrane Ait Larbi

« Nous le voyons tous les jours sur les chaînes de télévision officielles et publiques s’adressant aux officiers et les soldats comme s’il s’adressait à des militants d’un parti politique bien structuré. Et lui, il n’est plus le chef de l’Armée, ni le vice-ministre de la Défense nationale ; il est devenu un dirigeant de parti politique, et parle chaque jour de la politique et critique certains officiers qui se mêlent de la politique, alors que lui, en tenue officielle, ne parle que de politique lorsqu’on regarde chaque soir la télévision », explique l’avocat et défenseur des droits de l’Homme.

Mokrane Ait Larbi conclut qu’à cause du chef des armées, l’institution qui était tenue à l’écart de mouvement populaire devient un élément de l’équation : «  L’Armée protège les frontières et le pays, et maintenant, elle est impliquée dans les affaires politiques. Et qui l’a impliqué ? C’est le chef de l’armée ».

2 COMMENTS

  1. Vos propos seraient à l’endroit s’il s’était agit de l’homologue de Gaid Salah dans un État de droit par exemple. Hors, vous parlez d’un problème strictement algérien avec des réflexes d’algérien ou l’Etat tel qu’il devrait être dans tous ses compartiments institutionnels n’existe pas encore. À partir de ce fait, ce qui nous est servit tous les jours est parfaitement cohérent avec la nature même de nos façons de faire, quand la notion de pouvoir est définit non pas par la force des lois mais par la faiblesse des rois. Dans cette cour aujourd’hui vidée de son roi, le vice Ministre de la défense tente d’y faire de l’ordre en faisant très attention en déplaçant des meubles qui font, selon lui, désordre. La tâche n’est pas facile vous en conviendrez d’autant plus que vous savez parfaitement la nature très complexe de notre État profond. Suffisamment de temps est de lucidité sont donc nécessaires pour permettre à l’Algérie de changer de cap vers de nouveaux horizons. Mais avions nous encore un peu de temps Maitre ?

  2. Je suis de plus en plus convaincu que :Gaid Salah ne veut pas accompagner le Hirak dans son projet. Il veut seulement utilisé le Hirrak pour enlever les têtes gênantes de Bouteflika pour assoir son pouvoir et installer un Sissi Algérien. Pour ce faire, il veut coûte que coûte faire les éléctions présidentielles le 4 juillet 2019 avec le gouvernement de Bédoui l’expert de la fraude. Mais ces élections n’auront pas tout simplement le peuple empêchera ces élections.

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