Alors que le délai légal a pris fin : 20 postulants ont déposé leurs dossiers au Conseil constitutionnel

Un total de 20 postulants à la candidature suprême, ont déposé leurs dossiers au Conseil constitutionnel et le délai légal a pris fin le 3 mars à minuit.

L’institution présidée par Tayeb Belaiz, aura un délai de 10 jours pour examiner les candidatures. Conformément à la loi organique n 16-10 portant régime électoral, le Conseil constitutionnel doit statuer sur la validité de toutes ces candidatures à la présidence de la République par décision, dans un délai de 10 jours francs, à compter de la date de dépôt de la déclaration de candidature.
Durant la journée de dimanche 3 mars, plusieurs candidats ont déposé leurs dossiers. Il s’agit du président sortant Abdelaziz Bouteflika, le président du Front Al-Moustakbel, Abdelaziz Belaid et du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaine, le président du Mouvement El Infitah, Omar Bouacha, le président du parti du Rassemblement algérien (RA), Ali Zeghdoud, le candidat indépendant Abdelhakim Hamadi et le général à la retraite, Ali Ghediri.
Plusieurs candidats ont également déposé leurs candidatures quelques heures avant la fin du délai légal. Il s’agit des candidats Abdechafik Senhadji, Ali Skouri, Mohamed Boufarache, Amara Mohcen, Ben Tabi Ferhat, Loth Bonatiro, Chabane Rezzouk et Ayeb Raouf. Quant à Rachid Nekkaz, il a cédé la candidature à son cousin qui porte le même nom.
Également, le président du Parti de la victoire nationale (PVN), Adoul Mahfoudh et le président du mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, ils ont déposé leurs dossiers samedi.
Par ailleurs, la journée de jeudi dernier a été marquée par le dépôt des candidatures du président du parti du Rassemblement algérien (RA), Ali Zeghdoud et le candidat indépendant Abdelhakim Hamadi.
Pour ce qui est des exigences de la loi organique relative au régime électoral, le postulant, en plus de son dossier administratif, doit notamment présenter soit une liste comportant aux moins 600 signatures individuelles de membres élus d’assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires et réparties, au moins, à travers 25 wilayas, ou bien une liste comportant 60.000 signatures individuelles, au moins, d’électeurs inscrits sur une liste électorale.
La demande est aussi accompagnée d’un dossier comportant plusieurs pièces notamment une déclaration sur l’honneur attestant que l’intéressé possède uniquement la nationalité algérienne d’origine et qu’il n’a jamais possédé une autre nationalité, une déclaration sur l’honneur attestant de sa confession musulmane, un certificat de nationalité algérienne d’origine du conjoint de l’intéressé et une déclaration sur l’honneur attestant que le conjoint jouit uniquement de la nationalité algérienne.
«Elle doit comporter également, un certificat de nationalité algérienne d’origine du père et de la mère de l’intéressé, une déclaration sur l’honneur attestant la résidence exclusive en Algérie pendant 10 ans, au moins, sans interruption, précédant immédiatement le dépôt de candidature de l’intéressé, une attestation de participation à la Révolution du 1er Novembre 1954 pour les candidats nés avant le 1er juillet 1942 et une attestation de non implication des parents du candidat, né après le 1er juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution», stipule organique relative au régime électoral.
Par ailleurs, Ali Benflis, président du parti Talaie El Hourriyet, a opté pour la non-participation. De son côté, le président et candidat déclaré du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri, a affirmé, pour sa part, qu’il ne participerait pas à cette élection présidentielle en cas de candidature du président sortant, Abdelaziz Bouteflika.
Le Parti des travailleurs (PT), qui avait aussi retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles au ministère de l’Intérieur, a décidé également de ne pas participer à la prochaine élection présidentielle.
Alger: Samir Hamiche

Source : ouestribune-dz

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