Alors qu’une nouvelle feuille de route sera mise en place / Djellab : « 2019 sera l’année des exportations »

 

Après plusieurs années de tergiversations, le ministère du Commerce semble décidé à instaurer une réelle stratégie pour la promotion des exportations. Prenant le taureau par les cornes le département de Saïd Djellab a organisé, hier, une rencontre avec les opérateurs activant dans l’export, à l’issue de laquelle une feuille de route, qui englobe tous les axes pour réussir l’exportation des produits algériens, a été dévoilée. S’exprimant à cette occasion, le ministre du secteur s’est montré confiant en assurant que «la nouvelle stratégie fera de l’année 2019 l’année d’une nouvelle stratégie nationale des exportations». «Notre rencontre aujourd’hui est l’occasion d’évoquer la nouvelle dynamique qui fera de l’année 2019 l’année d’une nouvelle stratégie nationale des exportations», a déclaré le ministre, à cette occasion, en précisant qu’«à l’issue de la rencontre d’aujourd’hui (hier, Ndlr), nous allons sortir avec une feuille de route qui englobe tous les axes pour réussir l’exportation des produits algériens, notamment en dehors des hydrocarbures». Ceci permettra, selon lui, «de garantir la pérennité des recettes». « On ne peut pas continuer à dépendre des hydrocarbures», a lancé le ministre en précisant que «toutes les conditions sont réunies pour la mise en place de la feuille de route». Toutefois, il a noté qu’ «il reste des aspects réglementaires et organisationnels pour aller en 2019 vers une véritable stratégie de diversification des exportations». Il a souligné que «la nouvelle feuille de route pour la promotion des exportations est l’affaire de tout le monde, pas seulement du ministère du Commerce qui reste fédérateur avec l’obligation de résultat à l’exportation», ajoutant qu’«en 2019, nous avons tout un axe de travail avec le ministère des Affaires étrangères pour que nos ambassades soient le soutien de nos exportations. Les ambassadeurs ont donc un rôle important à jouer dans la promotion des exportations». Interrogé sur l’appui financier pour les exportations, le ministre a indiqué que «nous allons faire un diagnostic sur le financement des exportations pour proposer des solutions adaptées», ajoutant «la logistique représente environ 30% du coût du produit. Elle est devenue aujourd’hui un facteur de compétitivité et avec une logistique développée, interconnectée et à moindre coût, on a un produit compétitif». Répondant à une question relative aux produits refoulés, Djellab a affirmé qu’il avait demandé à tous ses services «d’identifier tous les laboratoires, publics ou privés, pour qu’ils soient à l’avenir au service des exportateurs». «Nous allons mettre en place un nouveau dispositif portant sur l’accréditation des laboratoires et leur agrément par le ministère du Commerce», a-t-il encore ajouté. Pour être un exportateur crédible, selon le ministre, il faut respecter quelques critères comme la qualité-prix, le timing et la disponibilité du produit. «Les marchés mondiaux et les réseaux de distribution n’attendent pas le surplus de production, car ils travaillent sur une programmation annuelle des commandes, ce qui exige une régularité et un timing», a-t-il reconnu.
Lamia B.

 

Source : lecourrier-dalgerie

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