Aménagement urbain à Bordj Bou-Arréridj: éclairage Public souffre d’une défaillance

Algérie- Force est de constater que la majorité des ruelles, passages et allées de Bordj Bou-Arréridj se trouve plongée dans le noir absolu.
Et ceci en plus des nids de poule dont se plaignent les automobilistes.

Des anomalies, on en trouve à chaque coin de rue. Il existe manifestement plusieurs insuffisances concernant l’aménagement urbain au chef-lieu de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj ainsi que dans d’autres communes.
Un sérieux problème de sécurité est causé aux habitants de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj par la défaillance de l’éclairage public. «Je dois rentrer avant le maghreb (coucher du soleil)», une expression que plusieurs personnes présentent pour justifier le retour à la maison avant la tombée de la nuit. Si l’éclairage public est traditionnellement installé pour assurer durant la nuit la sécurité des citoyens, leurs besoins en matière de déplacements, il permet aussi de prolonger l’activité commerciale de la ville jusque tard dans la soirée. Mais force est de constater que la majorité des ruelles, passages et allées se trouve plongée dans le noir absolu.

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L’absence, sinon le manque d’éclairage public touche particulièrement les quartiers populaires ou périphériques et presque toutes les communes. Une partie du centre-ville du chef-lieu de wilaya n’est pas non plus épargnée, parfois faute d’entretien des lampadaires, éteints la nuit et laissés allumés durant de longues heures durant la journée. «Les poteaux électriques défectueux ne sont pas réparés, les lampadaires cassés ne sont pas remplacés, les ampoules grillées ne sont pas changées», disent les habitants de la cité Sebtine, à la sortie nord-est de Bordj Bou-Arréridj.
«J’habite le village d’El-Metter, dans la commune d’Ilmayen. La nuit, il faut se munir d’une lampe torche ou de son téléphone portable pour se déplacer», se plaint Dda Boualem, membre d’une association locale. C’est presque le même son de cloche dans toutes les communes.

Rappelons que les citoyens ont protesté à plusieurs reprises pour obtenir la réparation des poteaux d’éclairage défectueux. Au manque d’éclairage public s’ajoute les nids-de-poule dont ne cessent de se plaindre les automobilistes dans une wilaya déjà connue pour le mauvais état des routes. Selon les citoyens, il y a tellement de cratères, de dos d’âne et d’avaloirs sans couvercle qu’on a l’impression de marcher dans un champ labouré.

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Ce problème est aussi posé par les habitants des villages de la région. «Venez voir dans notre village à Lachbour», dira un habitant de ce village de la commune d’El-Achir, où même les piétons se plaignent d’une telle situation. «Ces creux s’agrandissent chaque jour», fait remarquer Moussa, résidant de la cité 300-Logements et chauffeur de taxi clandestin, qui dit prendre le risque de conduire sur l’autre partie de la chaussée réservée à la circulation dans le sens inverse, au risque de provoquer des accidents. Les éternels travaux de branchement des réseaux d’eau, de gaz ou d’assainissement ne sont pas non plus étrangers à cette dégradation avancée de certaines routes. Car, une fois les travaux terminés, la route est laissée en l’état, constate-t-on.

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