Amira Bouraoui empêchée d’embarquer vers Paris à l’aéroport d’Alger, raconte son calvaire

Algérie –La militante et activiste Amira Bouraoui, raconte son calvaire dans un post publié sur sa page Facebook. En effet, vendredi dernier, elle a été empêchée d’embarquer vers la capitale française par les autorités locales.

Selon elle, la police l’a fait arrêté devant chez elle à 8h. « J’avais un projet de voyage à Paris et j’ai acheté il y a deux semaines un billet pour ce vendredi à 11 h. Je me suis fait arrêter à la sortie de la maison le matin 8 h par la police de mon quartier à El Achour. J’ai demandé ce que je faisais au commissariat, les policiers étaient incapables de répondre », a-t-elle écrit dans sa publication.

Bouraoui n’a cependant pas été retenue pour longtemps et a été laissée repartir « questions habituelles de la filiation ». « J’ai été relâché sans explications au bout de trente minutes et j’ai pu gagner l’aéroport Houari Boumediene dans les délais pour l’enregistrement de mes bagages. », a-t-elle indiqué.

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Poursuivant : «J’ai immédiatement ressenti un manège suspect autour de moi, notamment lorsqu’on m’a fait passer en premier dans la file d’attente. Une fois arrivée au guichet de la PAF un commandant s’est présenté devant moi et m’a déclaré « j’ai le regret de vous faire savoir que vous ne pouvez pas quitter le territoire nationale ». Le lieutenant qui tenait mon passeport n’avait même pas eu le temps de faire les vérifications sur son ordinateur. », raconte Amira Bouraoui.

« Il s’agit d’un empêchement de circuler décidé par les services de sécurité »

Une figure de proue du mouvement « Barakat » contre le 4e mandat de l’ancien président e la République, feu Abdelaziz Bouteflika en 2014, celle-ci est revenue sur ses pas et rentrée à la maison, « en laissant même mon bagage enregistré où se trouvent mes effets personnels, mes livres de gynécologie et un drapeau algérien ».

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Bouraoui dénonce un acharnement contre sa personne : « le  commandant de police ne m’a pas parlé d’interdiction de sortie du territoire nationale (ISTN) émise par le parquet à mon encontre ».

Elle explique que : « Il s’agit d’un empêchement de circuler décidé par les services de sécurité que je dénonce de toutes mes forces », tempête-t-elle. Et d’ajouter : « cela fait trois années que je suis empêchée de poursuivre mon travail dans le secteur de la santé publique. Le harcèlement sécuritaire et judiciaire, ne changera rien à ce que je suis et ce que je veux pour mon pays ».

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