Amnesty International demande la libération immédiate d’Abderraouf Arslane

Algérie –Amnesty International demande la libération immédiate de l’avocat qui est aussi un militant des droits de l’homme, Abderraouf Arslane, dont le procès s’ouvre aujourd’hui au tribunal de Tébessa.

“Les autorités algériennes devraient libérer immédiatement Abderraouf Arslane et abandonner l’accusation de diffusion de fausses nouvelles et les charges liées au terrorisme retenues contre lui dans le cadre de sa défense de militants du Hirak et ses opinions exprimées sur les réseaux sociaux”, a lancé l’ONG dans un communiqué publié via son site internet.

Pour rappel, selon Amnesty International, l’avocat Abderraouf Arslane “a été arrêté le 26 mai 2021, au tribunal de Tébessa, pendant qu’il défendait trois militants, à savoir Aziz Bakakria, Radwan Hamidi et Ezzedine Mansouri, qui avaient été arrêtés plus tôt dans la journée”. Après l’audience, relate le communiqué, “le parquet a ordonné la détention provisoire d’Arslane dans l’attente d’une enquête sur de vagues accusations liées à ses liens présumés avec des membres du mouvement Rachad (…)”.

“Les autorités algériennes ont de plus en plus recours à des actions judiciaires liées au terrorisme”

C’est dans ce contexte qu’Amnesty International explique qu'”il est épouvantable que les autorités algériennes emprisonnent un avocat simplement pour avoir fait son travail et pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression”. Aussi que “l’emprisonnement et le procès d’Abderraouf Arslane envoient un message effrayant aux avocats partout à travers le pays qui osent défendre des militants ou défendre les droits humains, particulièrement dans le contexte de la répression continue contre l’opposition en Algérie”.

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Amnesty International révèle par ailleurs, que “depuis avril 2021, les autorités algériennes ont de plus en plus recours à des actions judiciaires liées au terrorisme, basées sur des accusations vagues pour poursuivre des journalistes, des défenseurs des droits humains et des militants politiques“, et que “parmi ces personnes acusées figurent des défenseurs des droits humains et des journalistes tels que Kaddour Chouicha, Saïd Boudour et Djamila Loukil, ainsi que 12 autres militants”.

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