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APRÈS LES DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES RÉALISÉES À AÏN BOUCHERITLa région cataloguée “berceau de l’humanité”

APRÈS LES DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES RÉALISÉES À AÏN BOUCHERITLa région cataloguée

Ce lieu où ont été découverts des outils lithiques en pierre taillée et des ossements fossiles d’animaux remontant à 2,4 millions d’années, fait donc désormais partie de la short-list des sites du monde.

La région de Aïn Boucherit à Sétif s’est imposée en se classant parmi les sites archéologiques catalogués comme berceaux de l’humanité. Ce lieu où ont été découverts des outils lithiques en pierre taillée et des ossements fossiles d’animaux remontant à 2,4 millions d’années fait donc désormais partie de la short-list des sites du monde. Cette région talonne ainsi celle de Gona en Ethiopie dont l’existence remonte à 2.6 millions d’années. Par ailleurs, les résultats des recherches initiées au niveau de Aïn Boucherit avaient été publiés en novembre dernier par la prestigieuse revue scientifique américaine Science. Ces découvertes édifiantes ont changé la donne des historiens du monde qui, jusque-là étaient convaincus que la présence humaine aurait émergé uniquement en Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie…).
Cette recherche a en effet démontré que nos ancêtres se sont aventurés dans tous les coins d’Afrique et pas seulement en Afrique de l’Est. Les résultats de la recherche avaient dévoilé des traces lithiques et fossiles, lesquelles révèlent à leur tour, des marques de boucherie. Les initiateurs de la recherche ont fait savoir que ces traces prouvent qu’il y a eu déjà à cette époque, l’intervention de l’homme sur les animaux. Dans ce sens, une note de presse élaborée par Mohamed Sahnouni, directeur du projet de recherche paléoanthropologique dans la région de Aïn Haneche (Sétif), menée à l’aide d’une équipe internationale et multidisciplinaire, affirme que le site de Aïn Boucherit est désormais le deuxième site archéologique le plus ancien d’Afrique et du monde après celui de Gona en Ethiopie et qui prouve que l’ancienneté du peuplement préhistorique de l’Algérie remonte à l’aube de l’humanité. «Tout en contribuant à lever le voile sur les débuts de l’humanité toute entière, Aïn Boucherit est ainsi devenu l’un des rares sites archéologiques en Afrique à avoir livré un important échantillon de traces de boucherie grâce à la découverte d’outils permettant de connaître les comportements d’acquisition de subsistance animale par des hominidés, il y a de cela 2,4 millions d’années», a indiqué le professeur. Ces découvertes ont également mis en exergue, selon cette note de presse, que «l’utilisation efficace d’outils taillés, à bord tranchant en forme de couteaux, suggèrent que nos ancêtres n’étaient pas de simples charognards», relevant que «les preuves de Aïn Boucherit montrent sans ambiguïté que ces mêmes humains concoururent les carnivores et ont eux-mêmes eu un premier accès aux carcasses animales pour en extraire la viande ou la moelle».

Source : lexpressiondz.com

lexpressiondz.com

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