Benamor, Sahraoui, Tliba et les autres : ces oligarques qui attendent leur tour pour être jugés

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Ils tombent les uns après les autres. Les oligarques algériens, choyés hier par le régime Bouteflika, décideurs de l’ombre et influents manipulateurs, sont en train de vivre une véritable descente en enfer. Cependant, si les plus célèbres des oligarques algériens croupissent aujourd’hui en prison, d’autres encore n’ont pas été inquiétés. Ou plutôt ils attendent leur tour pour être jugés. 

Après l’incarcération des frères Benhamadi, propriétaires de l’empire Condor, il reste encore quelques figures emblématiques de l’oligarchie algérienne que la justice ne devra pas tarder à convoquer et juger. A la tête de cette liste des oligarques et personnalités sulfureuses honnies par les Algériens et impliquées dans plusieurs dossiers de corruption, nous retrouvons Baha Eddine Tliba, le milliardaire et député d’Annaba, symbole de la corruption politique en Algérie. Algérie Part avait révélé auparavant que 140 personnes sont impliquées dans son dossier qui est étroitement lié à celui de Boudjemaâ Talai, l’ex-ministre des Transports, originaire lui aussi d’Annaba.

Toujours à l’est du pays, le milliardaire Mohamed Laid Benamor est dans l’oeil du cyclone et son nom est cité dans plusieurs dossiers de dilapidation de deniers publics. L’ex-bras droit d’Ali Haddad au FCE se fait très discret depuis son retour en Algérie après une longue fuite à l’étranger. L’homme tente de se faire oublier, mais la justice algérienne risque de le convoquer très bientôt dés que les enquêtes touchent le secteur de l’agroalimentaire.

A l’ouest du pays, nous retrouvons Abdelmalek Sahraoui, milliardaire et député FLN de Mascara. Les enquêtes d’Algérie Part ont démontré à maintes reprises son implication dans plusieurs scandales de corruption et sa proximité avec Sellal et plusieurs autres dirigeants politiques aggravent son cas qui devrait être traité prochainement par la justice qui enquête encore sur son empire et les affaires de ses frères.

Lamine Ouyahia, le fils de l’ex-Premier-ministre Ahmed Ouyahia, ne devrait pas tarder à rejoindre son père à la Prison d’El-Harrach. Hommes d’affaires très discret, il est impliqué directement dans plusieurs affaires d’évasion fiscale et de privilèges illicites qui lui ont permis d’accumuler une fortune dans des conditions totalement illégales.

Enfin, Djilali Mehri, le roi des fortunés algériens, sera également au coeur de toutes les enquêtes de la justice algérienne. Agé et fatigué, ce milliardaire, troisième fortune du pays, a profité aussi des largesses du régime algérien durant ces 30 dernières années. Algérie Part avait publié plusieurs enquêtes démontrant son rôle troublant dans plusieurs dossiers de dilapidation de deniers publics. C’est dire en dernier lieu que la lutte contre la corruption n’est pas du tout, mais pas du tout, encore terminée en Algérie.

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6 Commentaires

  1. الحمد لله ان شاء الله يكملوا الخدمة حتى الاخر فيهم 200 او 500.لازم كلهم مع استرجاع الاموال جميعا

  2. A vous lire on est en droit de se demander s’il y a encore en Algérie des entrepreneurs honnêtes non corrupteurs, des hommes politiques non corrompus. L’image dégradée donnée par ces arrestations perlées peut être néfaste en termes d’attractivité des investisseurs étrangers indispensables pour relayer, après la fin du Hirak, les capitalistes algériens aussi bien privés que publics défaillants.

  3. @SILEM
    Bien au contraire , un climat d’affaires , à peu prés , sain ne peut que favoriser l’investissement de capitaux nationaux et surtout étrangers ! Qui peut mieux garantir la fiabilité qu’un état de droit ?!

  4. Je ne sais pas si l’amnistie de l’aîd a permis de libérer suffisamment de places, pour tous les ayant droits, dans le haut lieu de la nomenklatura Algérienne, si non il faut envisager de transformer club des pins en prisons d’état, juste modifier les menus et le règlement intérieur.

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