Bouira : Une mercuriale «clémente», Chorfa donne l’exemple

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Si les prix des fruits et légumes enregistrent une légère hausse dans certaines régions du pays en ce début du mois de Ramadhan, la mercuriale est plutôt «clémente» à Bouira où les prix pratiqués à travers certains marchés de détail à l’image de celui de Chorfa connaissent une tendance baissière, a-t-on constaté. Pour permettre aux familles à faible revenu de s’approvisionner en ces denrées, des commerçants de la commune de Chorfa, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Bouira, recourent, deux fois par semaine, à des rabais, proposant, aux abords de la Route nationale n° 26 qui relie la commune à la wilaya de Béjaïa, des produits frais à des prix jugés «très accessibles». «Nous procédons, deux fois par semaine, à une baisse des prix des légumes surtout pour aider les citoyens aux bourses moyennes de s’approvisionner en ce mois de Ramadhan», a confié à l’APS, Abdelouahab, commerçant de son état. Une tournée dans ce marché de fortune permet de constater des prix bas, notamment ceux des légumes, comparativement à ceux affichés ailleurs. à titre d’exemple, un kilogramme de poivron est cédé à 25 DA et la pomme de terre entre 40 et 50 DA. «Tous les légumes sont cédés à 50 DA, à l’exception des haricots verts qui sont affichés entre 200 à 210 DA», a assuré le même commerçant. «Nous cédons gratuitement nos produits, surtout lors que nous voulons écouler l’intégralité de la marchandise. Cela permet à quelques familles éprouvées de s’approvisionner sans verser le moindre sou, c’est une façon de les aider en ce mois sacré», a-t-il dit. à l’entrée de ce marché, apparait une pancarte publicitaire suspendue au-dessus des échoppes. Sur la plaque est écrit «tous les légumes à 50 dinars». «Nous faisons de la publicité pour nos prix extraordinaires. Cela attire davantage de clients voulant profiter de ces prix bas, notamment en fin de semaine», a expliqué, de son côté, Farés, un autre commerçant exerçant depuis près de dix ans dans ce marché de fortune, qui se félicitait de l’affluence que connaît ce dernier. «Durant les jours normaux, les prix ne sont pas chers surtout pour les légumes. Les gens préfèrent venir de partout ici pour faire leurs courses que d’aller dans les autres marchés», a-t-il dit, tout en appelant les autres commerçants à leur emboiter le pas afin de permettre à toutes les familles de passer un Ramadhan «moins contraignant» sur le plan de la dépense. Cette tendance baissière est aussi valable pour les fruits, en ce sens que la banane, par exemple, est cédée à 210 DA, contre 280 DA le kg dans d’autres marchés de la wilaya, tandis que la pastèque est affichée à 100 DA, la pomme entre 350 et 450 DA (selon la qualité et la provenance) et l’orange entre 130 et 200 DA.

Source : lecourrier-dalgerie

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