Bras de fer à l’Hôpital Thami Medjbeur d’Aïn El Türck : Le personnel médical et paramédical s’oppose à l’installation de la nouvelle directrice

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Un véritable bras de fer oppose la Direction de la Santé de la wilaya d’Oran au personnel médical et paramédical de l’EH «Thami Medjbeur» d’Aïn El Türck, suite à la décision de nomination d’une nouvelle directrice générale à la tête de l’établissement hospitalier et ce, en remplacement du DG Taleb, nommé à un autre poste.

La contestation s’est encore durcie hier avec la prise d’un ensemble de résolutions, dont celle consistant à bloquer, aujourd’hui, date de sa prise de fonction officielle, l’accès à l’administration à la nouvelle directrice en guise de refus pour sa désignation. Selon un intervenant, après la tentative avortée d’avant-hier pour la passation de consignes entre les deux responsables, celle-ci a eu finalement lieu au niveau de la direction de la Santé de wilaya, geste considéré comme étant un déni et du mépris envers le conseil médical de l’EH «Thami Medjbeur» et de la corporation des médecins en général. En fait, et outre leur refus de cette nouvelle nomination, les contestataires, essentiellement des médecins praticiens affiliés au Syndicat National des Praticiens de la Santé, rejoints par leurs collègues généralistes et l’ensemble du corps paramédical, remettent en cause la politique jugée «sournoise» de la Direction de la Santé envers leur établissement hospitalier, pour lequel disent-ils, tant d’efforts ont été consentis pour ne récolter que mépris et snobisme de la part des responsables hiérarchiques. Lors de leurs prises de paroles successives dans la salle de conférence de l’EH, les intervenants ont, majoritairement axé leurs plaidoyers pour la stabilité et la préservation des maigres réalisations obtenues jusque-là par leur établissement hospitalier, pour dire surtout que nombre de projets de services, sont en cours d’élaboration et n’attendent qu’à être concrétisés. Il y a tout de même lieu de savoir qu’il s’agit d’un budget de fonctionnement annuel de 200 milliards de centimes qui est alloué à cette structure hospitalière, qui allie le bon et le moins bon, en termes de services, mais qui pourrait se développer davantage pour être un des meilleurs EH sur le territoire algérien. Nombre de performances médicales, ont d’ailleurs été mises en exergue par des médecins, et que nombre de projets, à l’exemple du service du Samu, pour ne citer que cet exemple là, sont projetés. Pour les contestataires, la nomination de la nouvelle directrice, encore toute jeune, puisqu’elle n’est âgée que de 32 ans, est un non-sens, dans la mesure où celle-ci, ne jouit pas d’un capital expérience et d’un long parcours dans la gestion pour administrer un établissement hospitalier du volume de «Thami Medjbeur», qui exige un bagage professionnel assez consistant. L’expérience exigée, diront certains, est à même de pouvoir préserver ce qui a été réalisé jusque-là, mais surtout à projeter l’établissement dans le futur, tout en ayant un œil sur la gestion des affaires courantes. Selon le Dr Chenafa, une forme de déliquescence est en train de s’installer dans cet EH, qui en sa qualité d’EPIC, est doté d’un gros budget mais l’investissement demeure faible, comme en témoigne l’absence de scanner, d’IRM, pour ne citer que ces quelques exemples là, alors qu’il aurait été judicieux d’élaborer toute une attractivité par la signature de conventions, la régularisation des recrues de l’ANEM, la création de structures d‘accompagnement, telle qu’une crèche pour les enfants du personnel, l’amélioration de la qualité de la nourriture et bien sur, un minimum de reconnaissance de la part de la tutelle. Ceci dit, les praticiens contestataires tiennent à préciser qu’il ne s’agit pas d’une grève et qu’en aucun cas, les malades ne seront pénalisés.
Karim Bennacef

Source : ouestribune-dz

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