18e vendredi de mobilisation populaire : L’unité de la Nation dans tous les cœurs

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Les Algériens qui n’ont pas manqué de souligner la destinée commune qui lie toutes les institutions du pays, ont fait montre d’une grande maturité politique et mis la barre de leur révolution à un niveau formidablement élevé.

Le 18e vendredi de mobilisation nationale a tenu toutes ses promesses. Belles, unitaires et empreinte d’une conscience nationale au firmament, les marches des Algériens, aux quatre coins du pays, ont montré l’image de ce qu’est véritablement la société algérienne. Les immenses cortèges d’Alger, d’Oran, de Constantine et d’ailleurs ont tous, à l’unisson, appelé à la l’unité de la nation algérienne. Les centaines de milliers de manifestants à travers le pays ont fait de cette grande qualité du peuple algérien, l’objet principal de leurs défilés dans les rues et places du pays. Le slogan «les Algériens Khawa Khawa», était scandé partout et tous les marcheurs ont spécifiquement insisté sur le ciment de la révolution de novembre qui a fait de l’Algérie ce qu’elle est, des Algériens ce qu’ils sont, un seul peuple, une seule destinée et un amour inégalé pour leur patrie. Cette très nette impression d’Algérianité pleinement assumée et, plus encore, revendiquée par chaque manifestant à travers le pays «répond à une étape cruciale de la révolution qui se devait de se fortifier pour se donner toutes les chances d’aboutir», insiste, Larbi, quinquagénaire et ingénieur de son état. «Nous avons fait la preuve de notre attachement à notre pays et cette grande démonstration à l’échelle de tout le pays, m’emplit de bonheur. Nous sommes Algériens avant tout», confie Larbi, visiblement ému de voir toutes les gorges déployées, chantant les mêmes slogans où aucune nuance de quelques différences entre algérien n’est perceptible.
S’exprimant dans l’une des rue d’Alger, Annissa qui n’a raté aucune marche depuis celle, historique, du 8 mars dernier, affiche une mine rayonnante en nous tendant son smartphone où l’on peut voir une vidéo d’Annaba avec en toile de fond, les mêmes slogans entonnés à Alger. «Ces Algériens disent la même chose que nous», insiste-t-elle, non sans souligner la parfaite symbiose qui caractérise désormais toutes les manifestations populaires des vendredis.
Même si l’on ne pouvait pas le prévoir, le thème de l’unité nationale qui s’est presque automatiquement imposé dans les marches, traduit la solidité de la nation, de son Etat et de son armée. Les Algériens qui n’ont pas manqué de souligner la destinée commune qui lie toutes les institutions du pays, ont fait montre d’une grande maturité politique et mis la barre de leur révolution à un niveau formidablement élevé.
En fait, comme le souligne d’ailleurs Mouloud, un tout jeune étudiant en droit, «les Algériens ont réussi en quatre mois de révolution pacifique à remonter le temps jusqu’au 5 juillet 1962, date qui a montré à la planète la naissance d’une nation». C’est tout à fait vrai, d’autant que dans les élans unitaires et solidaires des marcheurs, et même dans l’attitude des forces de sécurité, l’on a clairement senti la conscience d’un peuple qui sait ce qu’il veut et où il va. Bref, lors de cette grande démonstration de maturité politique et de patriotisme assumé, les Algériens ont passé un cap historique de leur révolution.
Mais cela ne veut pas dire que l’essentiel est déjà accompli. Et pour cause, à la veille du 4e mois du mouvement populaire, il n’existe toujours pas de porte de sortie, histoire de donner aux Algériens l’opportunité d’amarrer leur révolution au quai de la nouvelle République. En d’autres termes, l’impasse perdure…
Anissa Mesdouf 

Source : ouestribune-dz

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