32E MARDI DE MOBILISATION : Les étudiants consolident les revendications du Hirak

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Déterminés à faire aboutir les revendications populaires légitimes du peuple, qui a décidé le 22 février dernier de prendre son destin en main et construire l’Algérie de demain, celle d’un État de droit, les étudiants sont de nouveau sortis, hier, massivement, pour battre le pavé à travers les rues et villes du pays, pour la 32e fois de suite.
Une énième marche à travers laquelle la communauté estudiantine a, dans de nombreuses régions du pays pour n’en citer qu’Alger, Oran Annaba Constantine et Béjaïa… exigé, encore une fois, le refus de la tenue de l’élection présidentielle sans le départ du gouvernement actuel et ont réitéré l’appel à la libération des détenus du mouvement du 22 Février. En plus de la mobilisation, hier à Alger, tout au long de l’itinéraire de cette action, qui s’est ébranlée de la Place des Martyrs jusqu’à la Place Maurice Audin, les étudiants, appuyés par la population, ont tenu à scander à l’unisson : «Djazaïer hourra dimocratya  (Algérie libre et démocratique)», « Had el 3am makanch el vote (Cette année il n’y aura pas d’élections)», et « Sallimou soulta licha3b (Restituez le pouvoir au peuple)». Cette énième action de protestation des étudiants a été animée par un sentiment de patriotisme qui se reflétait à travers les slogans scandés par les marcheurs. Comme cela a été de coutume, les étudiants étaient enveloppés fièrement dans les couleurs nationales, ont entonné l’hymne national, et le chant révolutionnaire «Watani watani Ghali ettamani (Oh patrie, notre chère patrie !)» L’ambiance « sylmia », quasi festive, qui s’est mélangée avec la maturité politique, le civisme et la solidarité des manifestants, a marqué la marche d’hier. En guise de soutien à l’action des étudiants, les youyous des femmes fusaient des trottoirs et des balcons.
Résolus à poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction des revendications du peuple algérien, les manifestants promettent de se retrouver le 12 décembre prochain pour exprimer «un rejet» de l’élection présidentielle, soit le jour «j».
Mohamed Amrouni

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