33e mardi consécutif de mobilisation des étudiants : Des rassemblements avec les mêmes slogans

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Hormis à Alger où la marche a été perturbée, les étudiants de plusieurs wilayas du pays ont organisé hier une nouvelle journée de mobilisation pour le 33e mardi consécutif.

Après près de sept mois de contestation pacifique à travers laquelle ils réclament le départ de tous les symboles du système et la lutte contre la corruption, les universitaires n’ont affiché aucun signe d’affaiblissement en faisant durer leur mouvement pour plusieurs semaines, même en pleine canicule d’été.
Au niveau de la Capitale, pour la première fois depuis le début du mouvement populaire, la marche du 33e mardi ne s’est pas déroulée comme prévu. Pour cause ? La police est intervenue à plusieurs reprises pour faire avorter la marche des universitaires qui ont pu malgré tout tenir quelques rassemblements. C’est avant midi que les premières dizaines d’étudiants ont commencé à affluer vers la mythique place d’Alger, desservie il y a quelques mois par le métro.
Quelques instants plus tard, le coup d’envoi de la marche du jour a été donné et les étudiants ont pris le chemin menant vers Alger-centre. Ensuite, la police est intervenue à plusieurs reprises pour disperser les étudiants, ces derniers ont pu tenir quelques rassemblements au niveau de la placette Émir Abdelkader, mais la police les a dispersés une nouvelle fois.
Ainsi, de la Place des Martyrs jusqu’à la rue Ben M’hidi, les universitaires n’ont pas pu tenir une marche comme fut le cas chaque mardi. Par ailleurs, d’autres groupes ont pu improviser une manifestation devant la faculté centrale et la foule a été rejointe même par des personnes âgées, qui, comme chaque mardi, se mobilisent pour soutenir les étudiants dans leur action hebdomadaire.
Un autre groupe d’étudiants a réussi à se rassembler quelques minutes rue Didouche Mourad. Les universitaires scandent notamment : « Bled bledna wandirou rayna » (le pays est le nôtre et nous faisons ce qu’on veut).
Face à la marche des étudiants, les services de sécurité ont déployé un impressionnant dispositif où des dizaines voire des centaines de policiers ont été mobilisés dans différents quartiers. Ainsi, dès les premières heures de la matinée, des fourgons bleus de la police ont été stationnés, par dizaines, dans les environs de la Grande Poste ainsi qu’au quartier Didouche Mourad et Place des Martyrs.
Le déploiement matinal des éléments de la police, appuyé par un hélicoptère qui tournoyait dans le ciel, sont des signes annonciateurs de l’action estudiantine qui allait se dérouler à partir du milieu de la journée. Contrairement à Alger, le 33e mardi a été aussi marqué par l’organisation de nombreuses marches tolérées dans d’autres wilayas du pays comme fut le cas durant les semaines précédentes. Il convient de rappeler enfin que les étudiants n’ont pas cessé de sortir dans la rue chaque mardi depuis le début du mouvement populaire. Après l’exigence du départ de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, les universitaires ont ensuite réclamé le changement du système, le départ des anciennes figures et la lutte contre la corruption.
Au fur et à mesure, les revendications sont ajustées selon les développements de la scène politique. Par ailleurs, ces dernières semaines, les étudiants ont concentré leurs revendications sur la demande de libération des détenus tels que le moudjahid Lakhdhar Bouragaâ, les militants politiques et les citoyens emprisonnés pour port de drapeaux autres que le drapeau national.
Samir Hamiche

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