33e vendredi de manifestations pacifiques : La mobilisation reste intacte

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La nouvelle journée de mobilisations pacifiques comptant pour le 33e vendredi de suite a été marquée par la sortie dans la rue d’un grand nombre de manifestants ayant battu le pavé dans plusieurs wilayas du pays.

Alors que la chaleur d’été a laissé place à la fraicheur de l’automne, le climat est désormais plus clément, contrairement aux températures caniculaires de la saison estivale.
Cet élément lié à la météorologie et bien d’autres ont permis aux Algériens et aux Algériennes de descendre dans la rue sous un soleil plus au moins radieux et marcher en nombre pour le 33e vendredi consécutif depuis le début du mouvement populaire, il y a sept mois.
Au niveau d’Alger et dans de nombreuses wilayas du pays, comme fut le cas chaque vendredi, les manifestations ont été lancées à partir de midi où des petits groupes faisaient des vas-et-viens, en attendant la sortie des mosquées.
Dans la Capitale, une foule composée de quelques dizaines de citoyens s’est réunie dans les quartiers de Didouche Mourad, d’autres ont été réunis dans la rue Khelifa Boukhalfa et à Hassiba Ben Bouali. Sous le bruit assourdissant de l’hélicoptère de la police qui tournoyait dans le ciel, les premiers marcheurs, munis de drapeaux aux couleurs nationales, ont scandé divers slogans. Une première descente vers la place Audin a été menée à 13h00, quelques instants après, le calme revient au quartier abritant la faculté Benyoucef Benkhedda. Ensuite, d’autres carrés de manifestants ont fait leur apparition et les marcheurs ont marché dans plusieurs sens aux cris de « peuple veut l’indépendance » et « Allah O Akbar Karim Tabbou », en référence au militant politique placé sous mandat dont la demande de sa libération a été clamée avec insistance ces derniers jours.
Par ailleurs, avant même la fin de la grande prière du vendredi, les rues ont commencé à se remplir de manifestants et la foule devient compacte. Après la sortie des fidèles des différentes mosquées d’Alger, plusieurs quartiers étaient noirs de monde. Ainsi, à partir de 14h00, les rangs des manifestants ont gagné en épaisseur où des cortèges et défilés ont marché dans les quartiers de Didouche Mourad, aux environs de la Grande Poste, en face de la place Maurice Audin, rue Hassiba Ben Bouali et au niveau de la Place des Martyrs.
Par ailleurs, la rue Asselah Hocine, plus connue sous le nom de la «rue de la wilaya » était remplie de manifestants venus notamment du quartier populaire de Bab El Oued.
Jusqu’à 15h40, les manifestants n’ont pas cessé d’affluer vers le centre d’Alger où il est désormais difficile de se frayer un chemin parmi les marcheurs dont les rangs ont été composés de personnes âgées, hommes, femmes, jeunes et enfants en bas âge. Pour ce qui est des revendications, les manifestants, qui réclamaient le départ des symboles du système, ont scandé plusieurs slogans comme « dégagez dégagez », « Libérez l’Algérie, libérez les détenus politiques ».
D’autres pancartes ont été soulevées ça et là où on pouvait lire : «Pacifique, pacifique, unité nationale » ou encore «libérez les détenus ».
Par ailleurs, quelques marcheurs ont porté sur les mains les portraits du moudjahid Lakhdar Bouregaâ ainsi que ceux des militants politiques emprisonnés comme Karim Tabbou et Fodil Boumala. Les photos des autres détenus, emprisonnés pour port de drapeaux berbères, ont été également soulevées par la foule qui réclamait leur « libération immédiate».
La police a déployé un imposant dispositif sécuritaire dont des forces antiémeutes et des petits groupes ont été positionnés dans différents coins au sein des quartiers sillonnés par les défilés de manifestants.
S’agissant du reste du pays, la contestation pacifique a eu lieu dans au moins une quinzaine de wilayas. Les citoyens ont battu le pavé notamment à Tlemcen, Mostaganem, Tizi Ouzou, Oran, Jijel, Bordj Bou Arreridj, El Tarf, Béjaïa, Bouira…etc.
Légèrement moins importantes que le vendredi dernier, les manifestations d’hier se sont déroulées dans le calme, et d’une manière pacifique et sans le moindre incident.
Samir Hamiche

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