33e vendredi du Hirak: « Cette année il y aura pas d’élection »

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Trente-troisieme vendredi de la mobilisation populaire. 33 semaines de révolte et de mobilisation pour une nouvelle . Et sans relâche. Malgré toutes les manœuvres du pouvoir et ses relais, le Hirak ne faiblit pas. 

Le mouvement populaire se montre, en effet, plus déterminé à poursuivre sa lutte jusqu’à l’aboutissement de ses revendications portant sur la restitution du pouvoir au en application des articles 7 et 8 de la Constitution.

En effet,pour le 33ème vendredi de suite, des milliers de manifestants ont battu le pavé dans les rues d’Alger et des différentes villes du pays pour dire haut et fort « non » à une nouvelle kermesse électorale.

Il s’agit d’une nouvelle réponse au pouvoir qui a déjà mis en marche son processus électoral et qui ne jure que par l’organisation dans les délais.

Dans la capitale, et malgré la présence policière impressionnante, plusieurs marches ont eu lieu au même temps. Comme à chaque vendredi, les manifestants ont investi les principales rues menant vers la place Audin et la Grande Poste dans la commune d’Alger Centre.

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La première procession des manifestants, très compacte, s’est ébranlée à partir de la place du 1er mai, peu avant 14h00. Ils expriment clairement leur opposition au prochain scrutin.

« Bye Bye Gaïd Salah, hada el 3am makench le vote (cette année, il n’y aura pas d’élection », « 57 ans de pouvoir militaire, le peuple en a marre » et « Daoula Madania, matchi 3ascaria (pour un Etat civil et non pas militaire) », scandent les manifestants en empruntant la rue Hassiba Ben Bouali en direction d’Alger Centre.

L’autre marche a démarré de la place des martyrs avec la même composante et les mêmes slogans. Pendant ce temps, une autre foule compacte est déjà rassemblée au niveau de la place Audin et la Grande Poste, points de convergence de tous les manifestants.

Plusieurs heures durant, les protestataires ont entonné différents slogans hostiles au pouvoir en place, au chef d’état-major de l’armée et au pouvoir militaires. Ils réclament aussi la libération des détenus politique et d’opinion injustement incarcérés.

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Arrestations

La journée a été marquée par la multiplication des arrestations. Les agents de police, déployés en force dès le début de la matinée, ont procédé à des interpellations musclées et massives des premiers manifestants.

Postés tout au long de la rue Didouche Mourad, les agents, en civil et en uniforme, s’en sont pris même aux personnes venus effectuer leurs prières de vendredi dans la mosquée Errahma, situé à proximité de cette rue.

Notre journaliste Bouzid Ichaalalen, a été embarqué alors qu’il filmait le début de la manifestation. Conduit au commissariat, il a été relâché quelques minutes après.

Les arrestations se sont poursuivis même après 14h00. Et la cible était les militants de l’association RAJ qui s’apprêtaient à déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes d’octobre 1988.

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