AFFAIRE TARTAG, TOUFIK, SAÏD BOUTEFLIKA ET HANOUNE : Le procès fixé pour le 23 septembre, selon des avocats

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Le procès de l’affaire dans laquelle sont poursuivis Saïd Bouteflika et les généraux à la retraite Mohamed Mediène et Athmane Tartag, actuellement en détention dans une prison à Blida, ainsi que la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, est fixé pour le lundi 23 septembre au tribunal militaire de Blida. C’est ce qui a été affirmé, avant-hier, par les avocats des accusés, Me Mokrane Aït Larbi et Miloud Brahimi.
Après avoir démenti l’information rapportée par la Radio algérienne, au début du mois d’août dernier, relative à l’ouverture prochaine de ce procès, les avocats affirment cette fois que le juge d’instruction du tribunal militaire de Blida «a clôturé son enquête», fixant ainsi la date de ce très attendu procès pour le 23 septembre. «Nous avons été informés aujourd’hui de la date du procès. La justice a bouclé l’instruction le 5 septembre», a précisé Me Brahimi, qui défend Saïd Bouteflika et le général Mohamed Mediene, dit « Toufik ». Cette information a été, également, confirmée par Me Mokhrane Aït Larbi qui défend, quant à lui, la SG du Parti des travailleurs.
Pour rappel, le 4 août dernier, la Chaîne III de la Radio algérienne a rapporté une information selon laquelle le juge d’instruction du tribunal militaire de Blida «a clôturé son enquête» concernant cette affaire. Signalant que les dossiers des prévenus, placés sous mandat de dépôt après leur arrestation, attendent d’être transférés vers les services habilités à programmer leur procès, la même source avait précisé que celui-ci pourrait s’ouvrir «dans les semaines à venir». Au lendemain de cette annonce, les avocats ont démenti formellement l’information. «Jusqu’au moment où je vous parle, il n’y a eu aucune annonce qui indique que l’enquête a été achevée. L’affaire est toujours chez le juge d’instruction, et ce dernier n’a encore délivré aucune ordonnance qui puisse aborder la procédure à suivre ou encore les chefs d’inculpations définitivement retenus contre ces personnes», avait assuré Me Boudjemâa Ghechir.
Quelques jours plus tard, ce dernier a réaffirmé ses propos en précisant que l’instruction des dossiers risque de durer encore des mois en raison de l’apparition de nouveaux prévenus dans l’affaire. Il s’agit selon lui, de l’ancien ministre de la Défense nationale Khaled Nezzar, son fils et Farid Benhamdine, directeur d’une entreprise pharmaceutique.
Le 5 mai dernier, faut-il le rappeler, un communiqué du procureur près le tribunal militaire de Blida a indiqué que Saïd Bouteflika, Mohamed Mediène et Bachir Tartag ont été mis sous mandat de dépôt à l’issue de leur audition par ladite juridiction. Le 9 mai, c’était au tour de la secrétaire générale du PT de connaitre le même sort. Quant à lui, Khaled Nezzar est depuis le 6 août sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par le tribunal militaire de Blida. Ces accusés sont poursuivis pour «atteinte à l’autorité de l’armée» et de «complot contre l’autorité de l’État» des crimes pour lesquels ils encourent cinq à 10 ans de prison, selon le code de justice militaire.
L. B.

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